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Message  Rico Sam 6 Oct 2007 - 17:47

Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires. Des histoires du temps passé.

A. de Vigny



PAGES SOMBRES DE L’HISTOIRE D’HAITI.


C’est un devoir pour tout bon citoyen de bien comprendre son passé pour mieux aborder l’avenir. Surtout pour nous, Haitiens qui cherchons notre voie après bien des soubresauts et des violences de notre histoire. Je propose à ceux et celles qui semblent concerner toute une série de reportages historiques sur les pages sombres de notre histoire.



Je ne cible pas nécessairement un régime politique ni non plus un chef politique. Mes reportages visent surtout les groupes militaristes concernés par la question. Il peut sagir aussi des dirigeants politiques et les agents des Forces Armées d’hati. En géneral tous ceux qui reviennent directement et indirectement dans l’actualité en matière de violence et des crimes sur la population.



Le temps venu pour le faire me motive au plus haut point. Les forces traditionelles de la violence de toutes les tendances envoient des signaux clairs. Elles s'organisent pour un éventuel retour au pouvoir en 2011.
Comme si ce pays est né comme on dit au Québec pour un petit pain ou rien du tout.

Cette chronique qui va être régulière a pour but de rappeler les moments terribles que les dictactures et leurs bras armés nous sont habitués. Au nom de la liberté de parler, je veux réveiller les consciences sur un passé qui nous a conduit là ou nous sommes. Je n'ai nulle intention de jouer à la morale. Non plus de me lancer dans des débâts stériles avec les ténors et les thuriféraires des régimes pourris du passé. Je veux simplément rappeller les igonomies que ses marchands de malheur sont capables
.


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Message  piporiko Sam 6 Oct 2007 - 18:06

Vinn ak bon bagay.Pa vinn ba moun bouyon rechofe.Mwen ta remen konn opinyon w sou move agisman akolit ou nan mouvman GNB a ki vle ak tout fos pran CEP a daso.Fwa sa a ou menm ak tout dyol pagou yo,nap pral monte sou resif.Preval pa Aristid ki te nan sitirans ak malandren.Mwen pa renmen oryantasyon gouvenman ap pran .Men depi se pou mete vagabon nan prizon,se mete zam sou yo.
Mwen konstate les premisses d'un nouveau GNB est en route.Cette fois-ci,yap antere yo vivan.Je constate les memes ingredients sont entrain d'etre utilises par tes zanmi sankoutya.Une intense campagne de denigrement est menee contre Claudy Gassant.On prete des intentions au president de la Republique.Plus loin ,ils vont entreprendre des actions terroristes et puis bim.Ou kap GBD parey ou nap topunen yon sel bagay:KOKKK.
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Message  Rico Sam 6 Oct 2007 - 18:09

piporiko a écrit:Vinn ak bon bagay.Pa vinn ba moun bouyon rechofe.Mwen ta remen konn opinyon w sou move agisman akolit ou nan mouvman GNB a ki vle ak tout fos pran CEP a daso.Fwa sa a ou menm ak tout dyol pagou yo,nap pral monte sou resif.Preval pa Aristid ki te nan sitirans ak malandren.Mwen pa renmen oryantasyon gouvenman ap pran .Men depi se pou mete vagabon nan prizon,se mete zam sou yo.
Mwen konstate les premisses d'un nouveau GNB est en route.Cette fois-ci,yap antere yo vivan.Je constate les memes ingredients sont entrain d'etre utilises par tes zanmi sankoutya.Une intense campagne de denigrement est menee contre Claudy Gassant.On prete des intentions au president de la Republique.Plus loin ,ils vont entreprendre des actions terroristes et puis bim.Ou kap GBD parey ou nap topunen yon sel bagay:KOKKK.

Mwen pa gen anyen mwen pral di ni envante. Mwen byen presi nou pral raple saki te pase nan istwa malouk peyi dAyiti. Wi nou pral retounen sou paj somb istwa nou. Se yon fason pou nou konprann kote nou soti, kisa ki mete nou la. Paske nou toujou bliye, se komsidire pase nou se fini, se klase.


Mwen panse nou dwe byen fokis sou erè pase sa pou byen drije peyi sa Yon ti egzanp nap pale de Lame. Ki lame vreman nou bezwen . Eske nou pa dwe pale de ki fos peyi sa vreman bezwen. Apre byen eksplike kisa kite Fos Lame Dayiti. Nou dwe evite monte yon zafè konsa. Men se byen konprann ki mafya sa te ye olye de yon lame.

Zafè lame bidon yo osi, bann atoufé o sèvis ou avantaj yon rejim se saki pral abode. Nou pral cherche konprann orijinn, ak fonksyonman gwoup militaris, ti lame bidon kite toujou a loijinn destabilizasyon peyi a. Se sitou sakap pale la.


Dernière édition par le Sam 6 Oct 2007 - 22:30, édité 1 fois
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Message  Rico Sam 6 Oct 2007 - 18:59

Zoom photos - Massacre de Jean Rabel
Posté le dimanche 24 juillet 2005
Voici quelques images relatives au massacre de Jean Rabel, parues dans l'hebdomadaire haïtien, Haïti en Marche.
Les photos qui suivent sont celles de Nikol Poitievien, un des grandons de Jean Rabel et des paysans membres de Tèt Ansanm.

PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI 1
Nikol Poitievien, un des grandons de Jean Rabel. Le dimanche 26 juillet 1987, il a déclaré sur les ondes de la radio et télévision d'Etat que le camp américain auquel s'identifiait a liquidé 1042 communistes. Il n'a jamais été inquiété par l'appareil judiciaire.


PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI 2
Paysans membres de Tèt ansanm

PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI 3
Paysans membres de Tèt ansanm


PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI 4
Paysans membres de Tèt Ansanm en garde à vue au poste de police de Jean Rabel

Lu dans la presse sur le massacre du 23 juillet 1987
Posté le dimanche 24 juillet 2005
Haïti-Observateur 31 juillet-7 août 1987
« On affirme, en effet, que la tuerie, qui a eu lieu du jeudi 23 au vendredi 24 juillet écoulé, a été organisé par des partisans de Nicol Poitevien, grand don de la zone, parent par alliance des Lucas, Jean-Michel Richardson, ancien attaché au Consulat d'Haïti à Miami, avant le 7 février 1986, lié à la famille Lucas, contre des paysans membres du mouvement "Tèt Ansanm", une coopérative de paysans mise sur pied par des missionnaires catholiques ». à

Michel Edouard, Haïti en marche, 12 au 18 août 1987
« Certains hommes forts de l'ancien régime de Baby-Doc dans la zone voient que les yeux des paysans commencent à s'ouvrir et que personne ne pourrait plus les utiliser pour du tafia et des feuilles de gourdes. Depuis lors, la stratégie de ces réactionnaires consiste à semer la division au sein des paysans ».

Jean Hatzfeld, Libération 23 septembre 1987
« ...des paysans se sont entretués près de la ville de Jean Rabel (…) d'un côté, les hommes du "Gwoupmam Tèt Ansanm" (…) regroupés à la mission de Lacoma. Une mission "progressiste", dirigée par un théologien de la libération, le père Jean-Marie Vincent. De l'autre, les paysans pauvres de la montagne chauffés à blanc contre les "communistes" par les propriétaires terriens, les notables catholiques, les pasteurs protestants… ».
Pascal Auchlin, La Tribune de Genève 26 - 23 septembre 1987
« Quand tombe Jean Claude Duvalier en février 1986, le "Groupement Têtes Ensembles" (sic) imagine de reprendre les terres confisquées de longue date par les grands propriétaires du lieu. Mais les disciples de Duvalier, qui furent aussi ses ambassadeurs dans la région, s'appuyant sur l'armée et même une partie de l'Eglise ne l'entendent pas ainsi… »

Miami Herald, July 27 1987
« There have been previous clashes among peasants in the countryside over land, some which was taken forcibly into private hands during the 29-year dictatorship begun by Francois "Papa Doc" Duvalier in 1957. Since the younger Duvalier fled, peasants in the Artibonite Valley, Haiti's most fertile region, and other areas have tried to reclaim land they say was illegally taken from them ».

Alain Campiotti, L'Hebdo 12 novembre 1987
« Têt Ansanm, bien que puissant, était encore minoritaire. Ses coups de boutoir dans l'ordre social du Far West ont multiplié le nombre de ses ennemis. En juillet, des caciques locaux chefs de section rurale déstabilisés, relevaient la tête. [Huit jours après le massacre des paysans] Le chef du clan Poitevien (…) se vantait stupidement à la télévision d'avoir "tué 1042 communistes" ».

Haïti en Marche, 5 au 11 août 1987
« Le massacre de plus d'une centaine de paysans dans ce village du Nord-Ouest d'Haïti (…) se révèle être plutôt le lancement d'une opération militaire tous azimuts contre ce que la CIA a l'habitude de dénommer "la vermine communiste"…
Source: Institut Culturel Karl-Lévêsque


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Message  Rico Sam 6 Oct 2007 - 20:11

L'exécution des Dix-neuf officiers




Page 1

Quand, en 1967, Duvalier ordonna l'exécution de dix-neuf de ses plus proches officiers, il vivait dans la crainte paranoïaque d'un complot contre sa personne, d'une conjuration militaire ourdie de l'intérieur. Le Palais était alors divisé en deux clans hostiles, celui de Max Dominique et celui de Luc-Albert Foucard, les deux gendres du chef d'État. Bel officier sachant jouer de son charme, Max Dominique se pavanait en affectant les airs avantageux du militaire sur de soi qui, un jour ou l'autre, allait fatalement hériter du pouvoir que son beau-père, François Duvalier, promettait à la jeunesse. De son coté, sa nouvelle femme, Marie-Denise Duvalier, voulait à toute force remplacer Madame Francesca Saint-Victor au titre de secrétaire particulier du président. Cette dernière, la soeur de Luc-Albert Foucard, n'entendait absolument pas renoncer à son poste sans combattre. A partir de ce moment, le Palais baigna dans une atmosphère d'intrigues, de luttes d'influence et d'affrontements personnels dont profita Radio Vonvon, la radio de l'opposition haïtienne de New York, pour intoxiquer les duvaliéristes de sa propagande insidieuse et introduire une véritable psychose de la conspiration dans l'entourage présidentiel.

PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI Clear
De ce duel politique, c'est Madame Saint-Victor qui remporta la première manche. Comme quelques bombes avaient fâcheusement fait explosion à Port-au-Prince, dont une au Casino international qu'exploitait à l'époque Max Dominique, Madame Saint-Victor parvint habilement à convaincre Duvalier que son beau-fils, le colonel Dominique, lequel voyageait beaucoup à travers le pays et semblait cultiver tout à coup des amitiés parmi les hauts gradés, fomentait un complot militaire. Duvalier n'en demanda pas plus pour considérer celui-ci comme le dernier des renégats. Lorsque Duvalier apprend au même moment que, selon toute apparence, sa fille Simone avait une aventure avec le major Harry Tassy, on peut dire que le destin de celui-ci était scellé. Homme de confiance de Duvalier, Harry Tassy était tenu au courant des secrets d'État, représentait le président aux cérémonies officielles et dirigeait sa police politique. C'est à peu près vers ce temps-là qu'un soir, le Palais fut brusquement plongé dans l'obscurité à cause d'une panne d'électricité. Duvalier courut se dissimuler derrière les épaisses tentures de son bureau, lorsqu'il vit passer Harry Tassy suivi de quelques autres officiers de sa garde, lesquels le cherchaient partout, fous de panique et l'arme au poing. Persuadé de la félonie de ses propres gardiens, le président déclencha la sirène d'alarme afin d'alerter sa milice tout en jurant de se défaire au plus tôt de ces traîtres assassins qui l'entouraient. PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI Clear

Flairant la trahison partout, Duvalier éloigna du Palais les officiers qu'il soupçonnait de complot et, dans les semaines qui suivirent, fit refouler vers le Cap tous les simples soldats originaires du Nord. Duvalier prit alors plaisir à jouer au chat et à la souris avec les supposés officiers rebelles. Il leur dédicaçait de sa grande écriture ses Oeuvres essentielles, ordonnait aux uns d'arrêter les autres et fit appréhender les derniers suspects au Palais national même, alors qu'ils montaient fidèlement la garde devant ses appartements privés. Le colonel Charles Lemoine, qui ramenait fièrement à Port-au-Prince le capitaine Donald Manigat qu'il venait d'arrêter aux Cayes, reçut un tel choc lorsqu'il fut lui-même menotté et conduit en prison, qu'il en perdit l'usage la parole. Le cas le plus dramatique est sans doute celui du capitaine Serge Hilaire qui, après avoir tapé la liste des condamnés, commit l'imprudence d'avertir la femme du capitaine Joseph Laroche laquelle se rendit en catastrophe au Palais pour en savoir plus sur la liste secrète. Duvalier la rassura habilement et lui demanda qui l'avait informée de l'existence dune telle liste. Le capitaine Hilaire, une fois dénoncé par ceux-là même qu'il voulait protéger, plus rien ni personne ne pouvait le soustraire à la vindicte présidentielle. Duvalier lui fit rajouter lui-même son nom à la fameuse liste, et demeura inflexible malgré l'intervention du père Jean Hilaire, frère du capitaine et aumônier du Palais. Le père Hilaire courut alors se réfugier à l'ambassade du Chili, imitant ainsi le très influent lieutenant-colonel Jean Tassy, lequel avait déjà gagné l'ambassade du Brasil, de même qu'une cinquantaine de politiciens et de personnes proches des inculpés. PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI Clear

Le procès des militaires se déroula aux casernes Dessalines. Accusés de complot contre la sûreté intérieure de l'État, de mutinerie et de tentative d'assassinat du président de la République, ils furent tous déchus de leur grade et condamnés à la peine capitale. Pour les transporter aux séances de la Cour martiale, Duvalier les faisait trimbaler en camion à travers Port-au-Prince les menottes aux poignets, les pieds nus et le crâne rase. Le 8 juin 1967, le président convoqua ministres et hauts gradés et, vers 13 heures, se rendit au Fort-Dimanche en leur compagnie. Arrivé à destination, Duvalier, en uniforme de simple soldat, s'installa sur une chaise et disposa en face des officiers qu'il destinait à la fusillade les membres du haut état-major de l'armée avec, derrière eux, les soldats de la garde présidentielle. Ensuite s'alignaient les miliciens du Palais national et, enfin, pour former la dernière rangée, les miliciens de Fort-Dimanche commandés par la redoutable Madame Max Adolphe. Parmi les civils qui assistaient à l'exécution, on remarquait Fritz Cinéas, Max Adolphe, Webert Guerrier, de meme que les secretaires d'Etat Rene Charlmers, Edouard Berrouet, Adrien Raymond et les autres. Agissant comme maitre de ceremonie, le colonel Gracia Jacques distribua des armes au general Gerard Constant, aux colonels Breton Claude, Claude Raymond, ainsi qu'a tous les autres membres du haut état-major qu'il posta chacun vis-a-vis du condamné qu'il devait executer. Le colonel Jacques Laroche fut ironiquement placé devant le capitaine Joseph Laroche, le colonel Jean-Baptiste Hilaire devant le capitaine Serge Hilaire, tandis que Max Dominique se retrouva devant son cousin Harry Tassy, a la demande insistante de celui-ci d'ailleurs. PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI Clear

Pendant toute la durée de la macabre operation, Duvalier resta assis, imperturbable, entours de ses miliciens. Avant de faire attacher les condamnés au poteau d'execution, le president les fit defiler devant lui, l'un après l'autre, pour leur adresser ses dernieres remontrances. A Donald Manigat, il declara: «Levez les yeux au ciel, capitaine Manigat! Vous allez regarder pour la derniere fois le soleil d'Haiti... » Quand arriva son tour, Sony Borges écouta distraitement les reproches que lui adressait Duvalier avant de lui repondre: « President! Vous savez que je ne vous ai pas trahi, je ne fais que payer pour mes fautes passées. » Les condamnés une fois garrottés, un grand silence s'établit pendant lequel on attendit que Duvalier donnat l'ordre de tirer. Après qu'il eut commandé au peloton de mettre en joue les condamnés, le dictateur fit semblant de se raviser en lachant mollement « Autant». Un des condamnés, qui esperait obtenir la grace presidentielle, s'ecria alors "Vive Duvalier!", « Trop tard! » repondit le president qui, à ce moment precis, ordonna de faire feu. PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI Clear

Après l'exécution des condamnés, on les detacha du poteau. Le major Franck Romain sortit alors son revolver et courut donner le coup de grace au premier qui lui tomba sous la main. Il fut brutalement interrompu dans la sinistre besogne qu'il s'etait assignée par Duvalier lui-meme qui, suffoquant de colère, lui cria: «Major Romain! Qui vous a donné l'ordre de faire ça? Garde-a-vous! Rompez! » Les cadavres furent alors ensevelis dans une tranchée creusée par un bulldozer. Pendant ce temps, Duvalier se levait et quittait les lieux suivi de ses dignitaires abasourdis d'epouvante et tremblant de frayeur. L'execution des dix-neuf officiers fut rapportée par les grandes agences de presse internationales et terrorisa toutes les categories sociales au pays, en particulier les membres de la classe politique duvalieriste qui craignaient plus que tout d'encourir la disgrâce du chef, de tomber sous le coup de sa fureur démentielle, de sa vengeance inexorable.

Source : Haitiwebs
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Message  OBSERVER KEEN Sam 6 Oct 2007 - 21:52

lefini, nap konpare aristid ak psychopath yo rele duvalye ya.
nou we neg sa yo pat ofisye vre, vre solda tap krashe nan figi divalye. neg tankou mwen, mwen tap fout li yon kout tet kom bra mwen tap mare.
le fini tou mwen tap tou fe ofisye yo rekonet kou pa yo deye paske divalye se yon sosyopath ke li ye, lap vin mete neg kap ekzekite mwen an nan poto an tou yon jou debra mare.
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Message  OBSERVER KEEN Sam 6 Oct 2007 - 21:57

ou fe neg yo pat solda, se yon paket kretin ke yo teye?
nou di ke harry tassy te konet yon paket sekre, li pat konnen ke te gen alarm eke fok li ta koupe fil alarm sa avan li tante touye duvalye.
se yon paket tet poul ki te nan lame sa!!!
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Message  Rodlam Sans Malice Sam 6 Oct 2007 - 23:19

obeserver keen

ou pa konpran byen se pa chache Harry Tassy tap chache poul touye Duvalier non, se wè yo pat wè kote presidan pase nan blackout la ; li menm kom lom konfyans duvalier tap chache kote li ye. zam li te genyen nan men l se pa pou l te touye Duvalier.Mwen pa konnen apre ke li vinn nan Duvalier men si w te konnen harry tassy byen se pa moun ki ta ka touye Duvalier .Li te rete tou pre lakay mwen nan Rue 21 le nou te lekol.Se pa pou sa duvalier touye ni li ni monestime yo. se paske dapre sa probus monestime dim lè mwen te batiman ak li nou tap rantre montrouis se abise neg yo tap abise ti mesdam ki fè duvalier touye neg yo.Probus dim lè na traverse pou nou ale Montruis ke depi yon nonm an afè ak pitit presidan e li pa kontan ou deja revoke men li di li genyen byen ase ki pou pemet li viv.Li te konprann se revoke yo te pral revoke,. selè nou rive devan ti pos ki anvan hasco mwen wè yon paket janmdam gad presidantyel sou de bo wout se lè sa genyen yon jandam ki di kapitenn Francisque charles men Probus. menm lè Gaiillard ki te lietenant vinn di li ke li genyen lod pou li arete li.Se pijon harry tassy ki lakoz li mouri.

men bagay ki pi veksan sè ke se manb eta major menm ke duvalier bay lod fisye neg yo se pou montre nan ki pwen se yon bann lach neg ki te nan lame a lepok yo ye.fok te genyen o mwen plis pasde 50 militè nan Fort dimanch lè li ap fisye neg yo ,wi te genyen yon peloton solda garde presidenatyel la ak jacques gracia ak frank Romain men si neg sa yo te genyen grenn vre se pa konsa pou bagay saa te pase.

gen de lè mwen panse ak frank romain lè Duvalier reprimande l paske li te al bay yon nan neg yo kou de gras .fok se yon temwen ki te tou pre Romain selman ki pou ta dim sil pat sal pantalon li.Eske w imajine tet w nan yon sitiyatyon konsa epi ou fè Duvalier fache.

men genyen yon ofisye neg o cap ki mouri nan 19 neg yo ke mwen pa konnen pouki sa li mouri Se Obas.eske se paske li se moun O cap se sak fè Duvalier touye li kom zanmi max Dominique?
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Message  piporiko Dim 7 Oct 2007 - 12:10

Ou we Riko1 se sou sa li pral vini:konpare Duvalier ak Aristide.Move zangi sa yo pa gen angnen yo ka pote nan yon deba pou soti peyi a nan sa nou ye a.
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Message  OBSERVER KEEN Dim 7 Oct 2007 - 12:22

divalye meshan anpil, si yon nonm fe yon fre yon nonm ekzekite yon nonm se pa meshan li meshan anko se yon shyen dom ke li ye. se pa yon tikal efe psycholojik ke sa ap genyen nan tet yon nonm nan.
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Message  OBSERVER KEEN Dim 7 Oct 2007 - 12:24

neg yo te lash anpil papa, pou mwen nan lame pou mwen ke yon nonm ap vinn fizye 19 ofisye, pou mwen solda, epi pou mwen pa fe aryen sitou ke nonm la ap touye moun pou radot.
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Message  Rico Dim 7 Oct 2007 - 14:23

L'exécution des Dix-neuf Officiers
Page 2

L'homme que Duvalier aurait aimé vraiment mettre à mort ce jour-là, le vingtième officier, c'est bien son propre beau-fils, Max Dominique, qu'il croyait à la tête d'une conspiration militaire visant à le renverser du pouvoir. S'il n'eut tenu qu'à lui, Duvalier l'aurait soumis aux plus atroces représailles avant de le faire fusilier avec les autres. Si Max Dominique fut épargné du massacre, ce fut grâce à l'énergique intervention de Marie-Denise Duvalier, sa femme, qui alla jusqu'à menacer son père de mort pour sauver son mari. Elle ne put cependant empêcher qu'au Cap, Alexandre Dominique, le Père de Max, fut jeté en prison, ainsi que tous les proches parents et amis de ce dernier. C'est du reste bien à contrecoeur que Duvalier accepta la fuite en exil de son gendre, qui, quelques jours plus tard, quittait la capitale sous la protection personnelle de sa femme, Marie-Denise Duvalier.
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Quinze jours après, le 22 juin 1967, le président fêtait devant ses partisans cette nouvelle victoire de la Révolution duvaliériste. A cette occasion, il procéda d'une voix glacée à !'appel des dix-neuf officiers exécutés. « Major Harry Tassy où êtes-vous? Venez auprès de votre bienfaiteur. Absent. Capitaine Donald Manigat, venez. Absent. Capitaine Probus Monestime. Absent. Lieutenant Mérizier Geffrard. Absent. Major José Borges. Absent. Lieutenant Josma Valentin. Absent. Lieutenant Venard Casimir. Absent. Adjudant André Desrosiers. Absent. Capitaine Joseph Laroche. Absent. Colonel Charles Lemoine. Absent. Major Pierre Thomas. Absent. Capitaine Serge Madiou. Absent. Lieutenant Marc Monestime. Absent. Lieutenant Franck Monestime. Absent. Lieutenant Alix Remy. Absent. Capitaine Michel Obas. Absent. Capitaine Serge Hilaire. Absent. Lieutenant Grégoire Monestime. Absent. Adjudant Joseph Alcena. Absent. Tous ont été passes par les armes. » Duvalier n'oublie pas d'appeler le lieutenant-colonel Jean Tassy, le major Malherbe Eyma, le capitaine Léon Veillard, les lieutenants Joseph Laforest et Evans Guillaume, ainsi que le député du Cap, Pierre Giordani, «qui ont pris la fuite après avoir bénéficié des faveurs de César. Ils ne sont plus des Haïtiens! proclame-t-il. Dès demain, la Cour martiale générale recevra l'ordre de travailler en vue de leur jugement conformément à la loi. Car les civilisés, c'est nous! » Grimaçant un rictus amer, Duvalier déclara enfin: «Je suis tel un bras d'acier frappant sans pitié... sans pitié... sans pitié. J'ai fait fusilier ces officiers dans le but de protéger la Révolution et ceux qui la servent. Je m'aligne en compagnie des grands meneurs de peuples tel Atatürk, Lénine, N'krumah, Lumumba, Azikiwe, Mao-Tsé-Toung». PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI Clear

Bien des mois plus tard, Duvalier allait se rendre à l'évidence et comprendre enfin qu'il n'y avait jamais eu ni complot ni conspiration et qu'il avait inutilement sacrifié des officiers fidèles à sa cause. Duvalier avait été le jouet d'intrigues, de querelles personnelles et de tiraillements courtisans. Comme pour se repentir de son injustice et de sa cruauté, il fit revenir en Haïti sa fille Marie-Denise qui débarqua en toute quiétude avec son mari dans la capitale. Après quoi, Madame Saint-Victor tomba en défaveur et, par un juste retour des choses, alla s'expatrier aux Etats-Unis. Marie-Denise accapara la place qu'elle laissait vide au Palais national et, peu après, Max Dominique fut nommé ambassadeur à Paris. Si Duvalier ne reconnut jamais publiquement son erreur, nous savons toutefois qu'il exprima son avis devant témoins. A quelque temps de là en effet, Duvalier recevait dans son bureau son indispensable conseiller politique, Gérard de Catalogne, lequel était accompagné de son ami, l'avocat Henri Dugue. Au cours de la conversation à bâtons rompus entre les trois hommes, Duvalier aborda délibérément la question des dix neuf officiers pour jeter cette amère confidence: « j'ai fait tuer dix-neuf loyaux officiers.» Dix-neuf loyaux officiers duvaliéristes dont la mort n'avait pas beaucoup fait pleurer la nation.
Source: Haitiwebs
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Message  Rodlam Sans Malice Dim 7 Oct 2007 - 14:48

Keen

Non pou m di la verite mwen pa kwè ke jacques laroche se te frè Joseph Laroche.Max dominique ka genyen lyen ak harry tassy, mwen pa konnen .men pat genyen frè ki te fisye frè.Jean baptiste Hilaire non pli mwen pa kwè li se frè Hilaire ke duvalier fè fisye ya.Yo ka paran paske mwen kwè ke yo soti menm kote ,men sim konnen jean Baptiste Hilaire vre 'sa mwen kwè ke Duvalier pa tap ka fè li fisye frè li.la anko mwen ka nan erè paske se nan New York ke yo fè m konnen se frè Raoul guillaume ,Doktè Roland guillaume ,yon nonm ke mwen si admire ke Duvalier tè fè al montre kote Raoul te kaché.Lè m tande bagay saa mwen te reyelman vekse.Men apre ke yo finn maltrete Raoul li voye mande jean Claude padon;ayisyen ou konprann pafwa ki se moun an ayiti se yon paket souflantyou.

li fè touye 2 frè ak twa kousen.2 frè yo se Probus ak frank monestime ki te adjudant Hinche .Men pou wè malfesans Duvalier. nan malet probus te ban mwen pou m pote laky li ;Frank voye yon kopi de yon let li adresse Presidan Duvalier pou li mande li padon pou frè ya san konprann se let saa ki te pral lakoz yo tou le 5 mouri.menm yon nonm tankou Luc Pierre louiski pran tan responsabilite pou Duvalier manke pase pa lè zam tou.
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Message  Rico Dim 7 Oct 2007 - 20:10


PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI Nelson_john
Docteur St John Kauss
(John Nelson)
Biologiste et chercheur, poète et critique littéraire, chef d’école et philosophe, passionné de haute métaphysique.
http://www.potomitan.info/kauss/index.php
TÉMOIGNAGES DE PREMIÈRE MAIN DU PETIT PRINCE DE LA LITTÉRATURE HAÏTIENNE CONTEMPORAINE SUR L’AFFAIRE MARIE DENISE DUVALIER VERSUS MAX DOMINIQUE par Marie-Flore Domond et St. John Kauss -

L’une des plus grandes perturbations politiques, sinon la pire, du régime de François Duvalier fut l’exécution des dix-neuf officiers de son armée. L’histoire doit retenir qu’ils ont été fusillés, non seulement pour leurs «soit disant» méfaits odieux, mais aussi parce qu’ils seraient des hommes compromettants et dangereux pour la sûreté de l’État duvaliérien. Étaient-ils tous complices ou impliqués dans un «coup d’État», selon les rumeurs et les manies haïtiennes ? Cette entrevue, réalisée parmi une série d’entretiens par Marie Flore Domond, répond à toutes questions d’ordre politique, social ou moral de cette mésaventure digne de son exécuteur.

Mes observations vis-à-vis de la société haïtienne où j’ai (M.F.D.) évolué en tant que citoyen à part entière durant une bonne partie de mon adolescence, m’ont toujours dicté une espèce d’arrière goût d’insuffisance d’objectivité des uns et des autres à l’égard des grands événements survenus tant à mon époque qu’à des périodes encore plus éloignées. Il arrive que les acteurs de premier plan, après coups, manigancent un «réseau formel» dans un but délibéré de camoufler les faits réels afin d’assurer un avenir prétendument glorieux au risque d’engloutir de nouvelles et innocentes victimes dans un destin tragique. Comment réagir face à cette expérience directe, sinon appliquer une résistance aux fonctions du ouï-dire, aux habitudes des rumeurs et potins ! J’ai voulu atteindre la limite des motifs de la communication et de l’interaction humaine en évoquant une circonstance particulière mais assez puissante pour exprimer le langage de notre culture, de notre mode de pensée aussi bien que nos antécédents sociopolitiques. Suivons attentivement un pan mélodrame du règne de Duvalier, père. Le fils du Major Luc Nelson, officier de la garde présidentielle dans l’exercice de ses fonctions dès lors, témoigne.

QUATRIÈME ENTRETIEN : VOYAGES AU BOUT D’HAÏTI - «Il est une patrie exquise et décevante Où trônent le printemps, l’amour et l’épouvante.» (Etzer Vilaire)

Q. - D’après ce que vous avez déjà mentionné, votre enfance ainsi que votre adolescence ont été vécues en grande partie à Port-au-Prince. Avez–vous connu d’autres régions de l’arrière-pays ?

R. - Mes aventures à travers le pays ont débuté à la suite de «l’Affaire Dominique». Je veux parler du scandale entourant la grossesse de Mlle Marie Denise Duvalier. Pour résumer l’histoire, cette aventure clandestine au Palais National a dégénéré en un gigantesque complot politique. Était-ce réellement une manigance concoctée par la plupart des officiers contre la sûreté de l’État ? Une liste de noms de belligérants proches du pouvoir aurait été fabriquée par le Colonel Jacques Gracia et M. Luc Désir, incluant la première dame de la République, en l’occurrence madame Simone Ovide Duvalier. Cette dernière aurait apporté une crédibilité infaillible à ce prétendu complot aux yeux du Président François Duvalier. Cette démonstration machiavélique a conduit à la mort tragique de dix-neuf officiers de la Garde Présidentielle et d’autres garnisons, dont le Lieutenant Merisier Geffrard, fidèle ami de mon père. Celui-ci a échappé belle à cette mise à mort politique. Il était le premier ciblé.


Q. - C’est une histoire, paraît-il, mêlée de trahisons et d’horreurs. Quel âge aviez-vous lorsque vous avez vécu cette épreuve à savoir que votre paternel ait esquivé la mort ?

R. - J’avais environ neuf à dix ans. Bien entendu, je n’étais pas dans le secret des dieux. Par contre, j’ai vécu toute cette période de crise avec beaucoup d’énervement. Mon père, étant caserné au Palais National comme Officier de la Garde Présidentielle, avait plusieurs amis parmi les dix-neuf fusillés.

Q. - Puisque la première dame était impliquée, cette machination a été mise à l’œuvre au bénéfice de qui ?

R. - La première dame, madame Simone Ovide Duvalier, étant une pièce maîtresse, le président s’en est servi pour camoufler ses vraies intentions. C’est simple ! Il fallait rendre le complot crédible aux yeux du monde. Il faut dire que la plupart des fusillés n’avaient pas bonne presse. Ils représentaient une menace potentielle pour le président, lequel s’en est débarrassé.

Q. - Qu’est-il advenu de sa fille et de son beau-fils ?

R. - Monsieur Max Dominique était un homme marié. Il a été contraint de divorcer de sa première femme, d’épouser Marie Denise Duvalier et de s’exiler. Il n’est revenu en Haïti qu’après la mort de son beau-père.

Q. - Quelle a été la sanction envers votre père dans toute cette histoire ?

R. - Mon père a été déporté manu militari à l’île de La Gonâve par les Gardes-côtes d’Haïti. Là-bas, il était sous haute surveillance du Commandant de ce district. De son exil temporaire, il a su par radio la mort de ses camarades d’armes. Il était tellement affligé par cette exécution qu’il en a pleuré.

Q. - Si je comprends bien, il a été transféré subitement et de façon militaire. Quelles ont été les démarches de votre mère pour retracer votre père ?

R. - Après maintes tentatives de repérage, elle a été guidée vers le Colonel Cayard qui était à l’époque le Commandant des Gardes-Côtes. Heureuse initiative, car elle a su de ce Colonel que mon paternel était encore vivant et se trouvait à l’île retirée de La Gonâve.

Q. - Ordinairement, ce genre d’événement compromet sévèrement la carrière d’un militaire haut gradé. Comment votre père a-t-il pu regagner la confiance de son dirigeant ?


R. - Durant les enquêtes menant au procès de ces officiers, mon père en a subi dix-sept. Il faut garder en mémoire qu’il était membre de la trente-quatrième compagnie, unité commandée par le Capitaine Max Dominique. Et qu’il était ami intime et compère du Lieutenant Merisier Geffrard, officier payeur au Palais National. Suite à cette malencontreuse mésaventure, mon paternel n’a jamais pu regagner son poste précédent. Il a été plutôt transféré à Lascahobas tandis que d’autres confrères (Mondé, Fénélon, Delva) ont été promus à des postes plus avancés.

Q. - Après avoir traversé cette épreuve infernale, votre père a dû probablement soupçonner un complot ou penser à des règlements de compte dirigés par ses ennemis cachés. A-t-il fait des investigations ? A- t-il réagi avec amertume ou prudence ?

R. - Isolé de Port-au-Prince et des autres, il lui était très difficile d’être vindicatif. Il se serait plutôt nourri d’amertume et de mauvais souvenirs. Par contre, il était devenu beaucoup plus prudent vis-à-vis de ses confrères.

Q. - Votre père, aurait-il été victime d’une lutte de clans et de classes au sein des Forces Armées d’Haïti ?

R. - Pas dans «l’Affaire Dominique». Dans d’autres contextes, peut-être. Je me rappelle que mon père faisait mention des conflits impliquant les officiers sortant de l’Académie militaire d’une part; et d’autre part, entre les officiers «sortant des rangs». A une époque, mon père lui même fut l’enjeu d’un conflit existant entre Franck Romain et Claude Raymond.

Q. - La famille au complet a sans doute souffert de cette brutale séparation. Respectivement, quel âge avaient vos quatre frères à cette époque ?

R. - En 1967, le cadet avait huit ans; le benjamin six ; Mario avait trois ans et Manel un nouveau né. 1967-1979 : Ce sont des années de misère mentale, d’agonie morale, de détresse psychologique, d’abandon et de doute, de luttes intérieures et de mélancolie. Une mélancolie à visages multiples qui se présentait sous l’aspect de la douleur, de l’angoisse ou du désespoir (désillusion et recherche du bonheur). Toutefois, je garde en souvenir que le dernier de mes frères, Manel, m’appelait «papa» par l’absence prolongée de notre père. Au fil des ans, Manel et moi avons développé une relation d’attachement et de complicité. Je peux dire qu’aujourd’hui je suis très fier de lui. Il est diplômé comme ingénieur–agronome de l’Université McGill et également en génie mécanique de l’Université Laval. C’est un bon vivant, qui aime la femme, croque la vie à pleine dent et à grand sourire. Quant à mon autre frère Allan, il a été très fragile durant son enfance en raison de sa santé qui fut précaire dès sa naissance. Ceci m’a porté à avoir beaucoup plus d’attention à son égard. Ses penchants artistiques l’ont conduit à faire des études en musique. Il détient aussi un baccalauréat en Sciences Politiques.

Dans un élan d’esprit familial, j’ai notamment rendu hommage à mes neveux et nièces dans un ouvrage inédit nommé HAUTES FEUILLES. L’un des chapitres du livre, Archipel des Antilles, est dédiéà Lenny Gia Fai, le fils aînéd’Allan (le benjamin), né d’une mère chinoise. On retrouvera un autre chapitre intitulé Poème du Pacifique, dédicacé à Dimitri et à Taïna, les enfants de Valentino; alors que dans TERRITOIRES,j’ai déjà honoré Yanel Oneisha, la première fille de Manel. Il est sûr que dans d’autres ouvrages les noms de mes autres neveux et nièces y figureront.

Q. - Après cette période de vicissitudes que vous avez si bien décrit, y a- t-il eu d’autres bouleversements qui ont occasionné des transferts similaires ?

R. - Évidemment, à l’arrivée de Jean-Claude Duvalier au pouvoir en 1971. Personnellement, mon père a été transféré aux Cayes. C’est ainsi que j’ai fréquenté le Collège Saint-Jean des Cayes et que j’ai connu les familles Malebranche, Condé, Saliba, Ledan et Viau.

Q. - Pour des enfants qui se déplacent constamment d’une région à l’autre, pensez-vous que vous avez vécu une enfance normale comparativement aux autres enfants qui grandissent dans un quartier, qui se lient d’amitié avec des camarades de longue date ? Et quels sont les avantages et inconvénients d’une telle expérience.
R. - Mon enfance a été sans histoires jusqu’à un certain point. Je me rappelle encore que j’ai été forcé de quitter Port-au-Prince pour aller retrouver mon père qui venait d’être promu Commandant du district des Cayes. Ainsi donc, ce déménagement a été une rupture brutale entre moi et mes amis d’enfance port-au-princienne. Les avantages d’une telle expérience, c’est de multiplier les connaissances. Ses inconvénients, c’est de ne pas pouvoir les conserver.


Q. - Ces nombreux séjours affectaient-ils vos relations amicales, vos connaissances antérieures ? Mainteniez-vous une correspondance quelconque avec les gens du milieu abandonné à chaque voyage ?

R. - Bien sûr, c’est comme être déraciné à chaque déménagement. La plus difficile étant enfant ou adolescent, je n’ai pu conserver et nourrir des amitiés durables puisque mes nombreux déplacements provoquaient des ruptures insurmontables.

Q. - Parmi toutes les provinces dont les circonstances de la vie vous ont permis de découvrir, quelles étaient les plus attrayantes et les plus marquantes ? Et pourquoi selon vous ?

R. - L’île de La Gonâve est paradisiaque. Malgré mon jeune âge, j’ai beaucoup aimé les Anses-à-Galets et admiré les pêcheurs qui venaient de la mer, les marchandes de poisson, de véritables moulins à mots. Néanmoins, j’ai souvenance de ce pont perché sur la rivière à l’entrée de la Ville de Lascahobas. Je garde aussi en mémoire mes amitiés d’enfance de ce coin du pays, comme les Joute, les Bosquet et les Saget. Une ville à deux niveaux. Les jours de marché, il y avait lieu d’admirer les paysans venus des hauts lieux pour vendre les denrées de leur récolte. J’allais souvent me baigner discrètement à la rivière. Par ailleurs, la Ville des Cayes me fascinait. Le temps pluvieux lui donnait constamment l’allure d’une cité sous un automne caraïbe. A «Quatre chemins», une immense artère de toute beauté offrait un paysage morne où, dans mon souvenir, se superposent les autres rues de la ville et où se dégagent des vapeurs provenant de «La Ravine», vaste rivière populaire ayant emprise sur toute la cité quand elle est en crue. Et sur la plage «Gelée» naissent continuellement des voix de femmes et d’enfants qui s’amusent au souffle de la brise suave de la mer du Sud. Sans oublier les longs frissons du vent au pied des cocotiers. Je vois encore le chanteur, Léon Dimanche, performer avec Les Lionceaux des Cayes, tantôt au club dansant La Cayenne, tantôt dans des spectacles et kermesses organisés sur les rives de « Gelée».

Au Cap-Haïtien, l’un des sites touristiques qui m’a le plus impressionné est « Le Boulevard », grande allée de toute fierté qui enjambe la ville du Cap d’un horizon à un autre. Il est connu que les Capois sont des gens de grande culture. On leur doit des écrivains comme Oswald Durand et Luc Grimard, des peintres célèbres comme les frères Obin, sans oublier ces deux grands Orchestres, Tropicana et Septentrional. J’ai connu, par l’intermédiaire de mon père, le très populaire chanteur, Roger Colas, homme de talent. Il entretenait une relation particulière avec le paternel.

Petit-Goâve, par contre, me paraissait comme un village. Il n’en reste pas moins que les gens demeurent chaleureux. Là-bas, la famille Nelson jouissait d’une grande notoriété. D’ailleurs, le romancier Dany Laferrière, du côté maternel, vient de cette lignée. Le plus imposant Lycée d’Haïti, le Lycée Faustin Soulouque bâti par un certain Siclair, se trouve dans cette région.

Q. - Vous êtes de tempérament casanier, solitaire; vous vous créez un univers sur mesure en tant qu’écrivain; vous ne semblez pas avoir développé le goût de l’aventure; pourtant, vous avez eu une enfance mouvementée ?

R. - Que le climat politique n’ait exercé aucune influence sur moi, c’est tant mieux. Mais le milieu géographique, à savoir les voyages sur mer ou en voiture conséquemment à tous les transferts subis par mon père, a joué un grand rôle dans ma poésie. Bien entendu, tout ceci ne pouvait avoir d’effet immédiat sans une certaine prédisposition personnelle, laquelle continue encore de m’influencer inconsciemment.

Q. 16- En ce temps là, votre mère tenait simplement le rôle de femme au foyer dans ses conditions ?

R. 16- On dit toujours que derrière tout grand homme réside une femme. Tel était le rôle de ma mère. Elle le conseillait et le guidait dans la plupart des décisions à prendre. En ce qui a trait à la maison, il y avait une gouvernante qui s’occupait de tout et de nous.

Q. 17- Quelles étaient selon vous les habiletés et les faiblesses de votre père en tant que militaire ? Et comme chef de famille ?

R. 17- En tant que militaire, c’était un homme fier de l’être. C’était un honneur pour lui d’avoir été formé dans Les Marines aux États-Unis d’Amérique (San Diego, Californie). Et comme chef de famille, il avait le don de déléguer la gérance à ma mère.

A suivre
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Message  jackoti01 Dim 7 Oct 2007 - 20:17

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Message  piporiko Dim 7 Oct 2007 - 20:30

Si mes souvenirs sont exacts ,cette foto a ete prise durant les premieres semaines de fevrier 1986.
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Message  Rico Dim 7 Oct 2007 - 20:39

Suite et fin: TEMOIGNAGE DE PREMIÈRE MAIN DU PETIT PRINCE DE LA LITTÉRATURE HAÏTIENNE CONTEMPORAINE SUR L’AFFAIRE MARIE DENISE DUVALIER VERSUS MAX DOMINIQUEpar Marie-Flore Domond et St. John Kauss

Q. 18- À propos de gestion, votre père était-il un bon «chef» si je peux me permettre l’expression ? Comment les subalternes le concevaient ?

R. 18- Mon père était un dirigeant sévère, mais droit. Dans les Forces Armées d’Haïti, on le considérait comme un homme fort, de caractère. On le comparaît au Roi Henri Christophe, un homme du Nord. A Lascahobas et aux Cayes, on le surnommait « Citoyen du Nord». Cependant, il se montrait quelques fois opiniâtre et entêté.

Q. 19- Avait-il une mission précise dans ses régions de transfert ?

R. 19- À La Gonâve, il était pratiquement en punition après le scandale de la «Maison Blanche ». Par contre, à Lascahobas, suite à la défaite du Lieutenant Chavannes face aux forces «macoutes» de cette région, mon père avait pour mission de faire régner l’ordre. Il a su court-circuiter et démanteler tout un réseau de bandits au sein même de la garnison des macoutes. Ils ont été tous mis en prison, incluant le chef des macoutes et le Magistrat de la Ville, Bertoni. Le Député Dupéral Péralte ainsi que le Préfet Eralien ont pris la fuite afin d’échapper à leur sentence.

Aux Cayes, mon père a eu la difficile tâche de la mise en arrestation du Député Astrel Benjamin, personnage controversé du département du Sud. De ce fait, mon paternel a été très apprécié dans cette région. Par la suite, comme Commandant de la Prison Civile du Cap Haïtien, il a obtenu la grâce présidentielle en faisant relâcher des dizaines de prisonniers politiques présumément communistes. Plus tard, à Petit-Goâve, il eut à unir le camp des déjoistes défaits à celui des duvaliéristes.

Q. 20- Jusqu’à quel point son autorité a-t-elle eu une influence marquante sur les citoyens du milieu où il gouvernait ?

R. 20- Mon père est un homme de charisme, qui savait imposer son autorité. On lui déléguait des missions de haute envergure. Dans l’Armée, il était très populaire. Bien souvent, il faisait la manchette des rumeurs avant même son entrée en fonction dans une ville.

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Message  Rico Dim 7 Oct 2007 - 22:16

Les Vêpres de Jerémie
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Bernard Sansaricq

PAGES SOMBRES DE L'HISTOIRE D'HAITI Jcduval

Il y eut plus de 50,000 personnes assassinées pendant le règne de Duvalier père et fils. Des familles entières ont disparu. Questionnant l’un de ses hommes de main, Saint Ange Bontemps, sur les crimes de Duvalier et les assasins qui exécutaient les ordres:
Bernard Sansaricq : M. Bontemps il y a eu plus de 50 000 morts en Haïti pendant tout le régime des Duvalier, vous n’avez commis aucun crime, vous ? Aucun crime ? Vous avez la conscience nette et claire ? Vous n’avez commis aucun crime ?
Saint Ange Bontemps : Duvalier avait à son service… Duvalier avait à sa disposition des types préposés… des types préposés à ce genre de choses…
Bernard Sansaricq: Et vous n’étiez pas l’un de ces types
Saint Ange Bontemps, avec une voix très basse : Non ! Je n’étais pas l’un d’eux ! Ce n’était pas possible, je n’étais pas l’un d’eux ! Ce n’était pas possible ! Je ne pouvais pas m’employer à cette sorte de besogne ! Je ne pouvais pas ! M. Sansaricq ! M. Sansaricq ! Écoutez-moi ! Je ne pouvais pas m’employer à cette sorte de besogne ! Duvalier avait à sa disposition des types préposés à ce genre de choses et je n’étais pas l’un d’eux. Je n’étais pas l’un d’eux ! Je vous le jure !
À SUIVRE
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Message  Rodlam Sans Malice Dim 7 Oct 2007 - 23:36

Ti pitit la pat konn listwa papa li byen .Mwen te la gonave lè yo transfere papa l la gonave. mwen pa wè poukisa li te genyen pwoblem fè madanm li konnen kote li ye ;li pat o zarè ,mwen te konn ap mache ak li nan tout la ri anse a galet li te ka ban mwen ou byen nenpot kaptenn batiman yon let pote lakay li pou li mwen te ap fè li .se konsa te genyen yon lot ofisye ki te nan gad kot yo te voye la gonav menm epok la li te ban mwen yon let pote ba Boss pent pou li te mande boss pent pou li mande presidan yon chans pou li mwen te pote let la pou li. Poukisa Nelson pat ka fè sa tou.Se Velten Bonet ou boner ki te komandan distrikt La gonave a lepok se yon moun byen saj se li ki te mande m plas a bor yon kannot ke mwen te frete pou probus Monestime te ka rantre Port-au-prince. se konsa pandan ke nap traverse Montruis pou nou al pran yon kamyonet pou nou rantre prot-au_prince se lè sa li dim poukisa li nan pwoblem se pandan ke komanyonet la preske rive devan hasco ke yon detachman gad presidantyel fè kamyonet la ale devan katye jeneral ak tout moun se lè nou rive devan katye general Thomas e Rene prosper te kanpe an haut sou galeri katye jeneral la epi probus desann kamionet la se lè a li di gaillard eske mwen met pran revolver mwen nan malet mwen gaillard dil ok menm lè ya gaillar pran revolver ya nan men li e se lè sa ak yon tristess li dim pote malet yo lakay li pou li ;pa pitye mwen aksepte pote malet yo ,men anvan male lakay li yon lide dim fè yon ti anket bo kote ansyen zanmi mwen ki te nan gad presidantyel , se pandan ke map fè demach pou m konen sa ki pase ki fè mwen al nan pale al pote malet la se lè sa yon adjudan mwen te byen ak li tou mennen mwen devan jacques gracia li fè mwen al chache malet yo ak yon adjudan lakay mwen epi nou pote yon pale.De twa jou apre mwen tande ke presidan ap site non tout ofisye ke yo pase pa lè zam.

Mwen vinn transfere nan zonn Savanette mwen rerankontre ak nelson anko lascahobas.Lè sa mwen te ap travay nan SNEM>Se li menm kite konn rakonte mwen sa li fè lascahobas.Wi se vre li te la Gonave an menm tan ak probus monestime.men probus pat fè lontan .sa Nelson dim li fè Bertoni pase pito bertoni te nan lan fè.


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Message  kakakok Lun 8 Oct 2007 - 0:36

nON C'EST LA PHOTO APRES LE DISCOURS DE KE MAKAK LE 31 JANV , APRES LA FAUSSE ALERTE !
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Message  Rodlam Sans Malice Lun 8 Oct 2007 - 1:09

Ste ange pat nan fè krim mezanmi wo.Mwen pa konnen non men se yon moun mwen respekte wi. paske genyen yon nonm ki te swa prefè ou byen mè jeremie ;ste ange te genyen yon dispit ak neg saa. tou de se Duvalyerist epi yo vinn jije devan Bernier ki te komandan distrik la lè mwen tande bri nan biro captenn bernier mwen kouri ale wè sa ki genyen mwen wè Ste ange ki ap di oryol mwen pral fout ou on kal .ooo li kite kasern la epi li al lakay li pran rigwaz li epi lap tann oryol soti nan kaserlan;li ap mache ak rigwas li nan men li ap tann oryol nan kafou la Sous.

lè Oryol ap soti nan kasern li wè Ste Ange mwen kanpe nan kalfou a pou mwen wè bel mervey .Oryol blije kase tet tounnen al mande bernier pwotektyon.Ste ange di Oryol :"map kale w kan menm." Lè ssa li pat menm depite menm.(lol)
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Message  Rico Lun 8 Oct 2007 - 14:43


TEMOIGNAGE DE SAINT ANGE BONTEMPS
(17 JUILLET 1986)



INTRODUCTION
J’étais accompagné de Phil Dorceant, Gerard Rousseau et Marais César. Jérémie était en ébullition ce jour là.Le CNG était venu visiter la ville et celle-ci l’avait récu avec des toiles de crêpe de chine noire partout en ville. Depius que le CNG avait commencé à faire le tour des provinces, c’était la premiàre fois que ce groupe de malfaiteurs allait essuyer une copieuse correction. A la réception du club «Ma Folie », la foule avait empêché Williams Regala de parler, ce dernier avait récu par des cris tels que « Assassin », « Nou pa vle Regala ! », une jeune femme lui cria à haute voix : « vous avez assassiné mon père en 1964! » Lorsqu’il s’approcha de la table ou se trouvaient les hors d’œuvres préparés pour la circonstance, des jeunes qui étaient là firent basculer la table et jetèrent le tout par terre. Ce fut une débâcle terrible pour Namphy et Regala. Et ils quittèrent la vile en vitesse., la queue entre les jambes. Avant leur arrivée, un certain Gérard Noel ayant précédés leur avait dit par radio de ne pas venir, que Bernard Sansaricq était en ville et qu’ils seraient mal recus. Namphy refusa de reculer, pensant qu’il était maitre et seigneur de tout le pays. Un sergent de l’armée faisant partie du groupe désigné pour la protection des « dignitaires » me tenait au courant de tout et venait pour m’iinformer de ce qui se passait chaque fois qu’il le pouvait. Après le départ du CNG, il vint me dire avec un grand sourire : « La journée a commencé pour eux en tête de poisson et s’est terminée en queue de poisson . » Il étai tellement content, car selon ses dires, « il haissait ses gens à mort ».


En début d’après-midi avec quelques amis qui m’avaient accompagné à Jérémie dont Gérard Rousseau, membre du Parti , Phil Dorcéant, Marais César, Ruben Vernet, un autre membre du Parti à Boston et mon épouse Alejandra, nous partimes une fois de plus en direction de Numéro Deux , le lieu du massacre. Sur la route du retour , nous nous arrétâmes pour prendre les photos de la maison uilisée , selon Marais César par Williams Regala en août et septembre 1964 lors des Vêpres de Jérémie. En nous approchant de la ville, Marais me montra la maison de Saint Ange Bontemps et me dit qu’il était au lit et ne pouvait pas se déplacer. J’arrêtai la jeep et je dis à mes amis que j’allais entrer lui rendre visite. Phil Dorcéant, Gérard Rousseau et Marais César décidèrent de m’accompagner et je demandai à ma femme de nous attendre dans la voiture avec Ruben Verret.

D’un pas décidé, je pénétrai dans la maison, tout de suite il y eut une sorte de panique, je demandai à une femme ou se trouve Saint Ange, et elle m’indiqua la chambre de celui-ci. J’entrai sans frapper. Saint Ange Bontemps était effectivement au lit, en pyjama, et aussitôt qu’il me vit il commenca à crier à haute voix : « Je vous attendais, je vous attendais car je savais que vous alliez venir, je savais que vous alliez venir! »

Le bourreau d’hier se trouvait, après tant d’années ,face à face avec un parent de ses victimes. Je lui repondis d’une voix neutre : « Je suis venu vous rendre visite M. Bontemps, cela fait très longtemps que j’ai envie de vous parler pour connaître la vérité sur les crimes de Jérémie. » il répondit avec une voix éffarée : « Oui c’est un crime! Oui c’est un crime! J’essayais de gagner du temps pour permettre à Phil Dorcéant de mettre l’enregistreur en marche afin de prendre le plus d’information possible sur cassette.Saint Ange se calma un peu. Après le choc initial causé par mon arrivée. Il reprit d’une voix plus calme.

A suivre


Dernière édition par le Lun 8 Oct 2007 - 18:23, édité 1 fois
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Message  Rico Lun 8 Oct 2007 - 18:19

SAINT ANGE BONTEMPS : Cela aurait dû votre première initiative, de me consulter pour me demander ce qui avait eu lieu? Je vous ai entendu à la radio lors de votre arrivée, donc … Parlant à Phil Dorcéant : Donnez une chaise à ce monsieur….

PHIL DORCÉANT : Non

SAINT ANGE BONTEMPS : Vous restez debout….

( Je suivais de près ses moindres faits et gestes…. Il gagnait du temps et réflechissait rapidement.)

BERNARD SANSARICQ : Je reviens de Numéro Deux , l’endroit ou l’on a enterré tout ce monde…

SAINT ANGE BONTEMPS : C’est une boucherie, il n’y a pas d’autres termes pour dire cela… Il n’y a pas d’autres termes pour dire cela…
BERNARD SANSARICQ : Et vous avez pris part à cette boucherie, M. Bontemps?

SAINT ANGE BONTEMPS : Je vous dis NON! Je vous dis NON! Ce n’est pas peur de mourir que je vous dis cela, j’ai 62 ans…et …. Je sais faire la guerre et j’ai connu des moments très difficiles, en 1959 lors de l’invasion de…. En 59 lors de l’invasion j’ai eu des moments très difficiles.

Il n’y a eu en réalité qu’une seule invasion, c’est l’invasion de Milou Drouin, les autres étaient des types envoyés à la boucherie par Louis Dejoie, parce que quand je leur posais des questions, ils me répondaient c’était Lous Dejoie qui les avait envoyés… ah…à Tiburon. Mais je n’ai pas participé à cette boucherie dont vous parlez., ca c’est…!

BERNARD SANSARICQ : Mais M. Bontemps pouvez-vous me dire qui a participé à cette boucherie, quels sont les responsables? Qui sont les meurtriers? Qui sont les assassins?

SAINT ANGE BONTEMPS : C’est …(hésitation) L’assassin principal c’est Duvalier, oui Duvalier… C’était … hum …. Abel Jérôme était commandant du district et à l’aéroport c’était Jean Dimanche qui faisait les exécutions.

BERNARD SANSARICQ : Jean Dimanche était de l’armée ou de la milice?

SAINT ANGE BONTEMPS : à haute voix : De l’armée… de l’armée. Il voit Gerard Rousseau pour la première fois : Bonjour… Prenez une chaise…

GERARD ROUSSEAU : Non.

BERNARD SANSARICQ : Donc Jean Dimanche était de l’armée?

SAINT ANGE BONTEMPS : De l’armée, c’était lui qui exécutait et Abel était un homme qui agissait hermétiquement, il ne prenait pas de conseils, je le savais, mais alors il était couvert… Quand une fois j’ai été à Numéro Deux avec Merès Belizaire… Vous ne le connaissez pas?

BERNARD SANSARICQ : Non!

SAINT ANGE BONTEMPS : Il habite à New York, maintenenant, il est à New York, il se peut qu’il rentre pour les vacances.? Merès Belizaire… J’ai rencontré les enfants de Thor Villedrouin, c’était la première fois et la seule unique fois ou j’ai été à Numéro Deux… à Numéro Deux . Alors j’ai demandé ce que l’on allait faire de ces enfants?Jean Dimanche m'a répondu en (créole) : « Mon cher je suis un soldat, si quelqu’un est envoyé ici, il n’aura pas d’autre destination » Je lui ai dit : « Ces enfants aussi? », il m’a répondu « OUI… » Je lui ai demandé d’appeler Abel pour moi. De Numéro Deux , étant il a appelé Abel au téléphone, et Abel de me répondre de lui passer encore Jean Dimanche. Celui-ci m’a dit que le commandant me demandait de rentrer à Jéremie. Dimanche m’a dit : « Moin pap mouri pou pesonn moun », il est rentré à l’intérieur… L’autre jour quelqu’un m’avait posé cette qusetion… Je ne voulais pas lui dire cela… Mais aujourd’hui je vais vous le dire, je vais vous dire l’exacte vérité… Il avait décodé le message, un message anodin en lui-même, un message qui disait comme cela : « Exécutez mes ordres, pas vrai. Mes ordres, hmm… Retirez en vous toute rancœur, mais frappez tous ceux qui voudraient nuire les… les…. Porter attente aux… aux activités des… opposants. » Lorsque vous le décodez , après vous mettez ceci par ici, et cela par là, le message disait clairement : « Soyez très sévère avec les parents des apatrides », ca vous pouvez l’écrire si vous le voulez , Abel ne peut pas le nier.

BERNARD SANSARICQ : Est- qu’Abel Jérome vous avez fait signer un papier après cela pour vous donner toute la responsabilité du massacre?

SAINT ANGE BONTEMPS : Jamais! Jamais!… Et s’il dit avoir un papier de moi, c’est un faux.

BERNARD SANSARICQ : Bon M. Bontemps, pouvez-vous me dire quel rôle a joué Williams Régala dans cette affaire?

SAINT ANGE BONTEMPS : Régala…! Régala… est arrivé à Jérémie dans cette affaire c’est exact? Et d’ailleurs ce n’était pas lui seulement, il y avait Jacques Fourcand et … et Biamby. Jacques Fourcand n’a pas eu le temps d’évoluer, parce que arrivé à Jérémie … arrivé à Jérémie, il a eu vent du comportement de Duvalier . Duvalier a envoyé Fourcand en tête de l’expédition en tête du groupe, et puis Duvalier a transmis un message à Abel pour lui demander de surveiller Jacques Fourcand. Abel a été rapporter cela à quelqu’un et votre serviteur , votre serviteur et Max Fédéric, nous avions été à Moron suite à la sollicitation d’Abel pour voir ce que voulait Jacques Fourcand. Car je vous dis encore et je maintiens ce que je dis, je tenais au régime de Duvalier, je tenais au régime de Dualier, c’était mon régime.

BERNARD SANSARIQ : Quand bien même que vous saviez que Duvalier était un ASSASSIN? Que vous étiez en train de commettre des crimes dans tout le pays.

SAINT ANGE BONTEMPS : en créole : Qui est-ce qui commettait ces crimes?

BERNARD SANSARICQ : Vous de la milice et de l’armée, tous vous étiez en train de commettre des crimes dans tout le pays.

SAINT ANGE BONTEMPS : NON! NON!

BERNARD SANSARICQ : Alors les 27 qui ont été assassinés et qui sont enterrés à Numéro Deux, c’est quoi, comment est-ce que vous appelez cela?

SAINT ANGE BONTEMPS : C’est un crime! C’est un crime!

BERNARD SANSARICQ : Qui a commis ce crime?

SAINT ANGE BONTEMPS : DUVALIER! DUVALIER!( A ce moment, là le ton commence à monter et à changer…)

BERNARD SANSARICQ : Duvalier? Mais qui a frappé gens-là au nom de Duvalier?

SAINT ANGE BONTEMPS : Si on me demande qui a frappé. Ces gens-là, je vous dis que c’était Jean Dimanche qui avait éxécuté.

(Je commence à m’énerver serieusement, et le ton monte considérablement.)

BERNARD SANSARICQ : Donc Abel Jérome est innocent? Abel Jérôme n’a rien avoir avec ces crimes selon vous?

SAINT ANGE BONTEMPS : Je vous cite les faits tels qu’ils sont paosés.!

BERNARD SANSARICQ : Vous n’avez pas répondu à ma question à propos de Régala? Est-ce que Régala a participé à la décision de faire exécuter ces gens? A-t-il participé aux crimes de 1964?

SAINT ANGE BONTEMPS : « A participé à la décision de ces crimes » ?

( Il repétait ma question et il faisait de son mieux pour réfléchir rapidement.)

SAINT ANGE BONTEMPS : avec beaucoup d hésitation : Regala n’a pas été à Numéro Deux…! Abel pourrait vous informer sur Regala…! Car je n’étais pas au courant de la fusillade….! Même lors de la fusillade Albert… ah Abel ne m ‘avait pas mis au cours de la fusillade. Je n’étais pas au courant de la fusillade….Ce n’est pas pour sauver ma vie que je vous dis cela..

BERNARD SANSARICQ : Donc Abel n’était pas à Numéro Deux, vous n’étiez pas à Numéro Deux, Regala n’était pas à Numéro Deux! Jean Dimanche était le seul à Numéro Deux? Vous me prenez pour un imbécile? Vous savez que justice doit être faite, tôt ou tard justice doit être faite. Nous avons vu Nuremberg , nous avons les Juifs poursuivre leurs assassins bien longtemps après la fin de la guerre.

( Tandis que je parlais, Saint Ange disait : « OUI, OUI … »

BERNARD SANSARICQ : ….. pendant des décennies, ils ont poursuivis les assassins de leurs parents. Nous voulons JUSTICE en HAITI.

(Saint Ange continuait à dire « OUI, OUI… »)

BERNARD SANSARICQ : Je ne suis pas venu pour la vengeance! Je ne veux que justice soit faite. Couché comme vous êtes sur ce lit, vous êtes moins qu’un homme actuellement, je pourrais vous arrêter en temps que citoyen haitien vous emmener à la caserne et déposer une plainte contre vous. Mais le moment n »est pas encore venu.

A suivre

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Message  Rico Mar 9 Oct 2007 - 14:48

FRANCOIS DUVALIER, TITAN OU TYRAN ? À L’ATTENTION DE CEUX OU CELLES QUI ONT LA MÉMOIRE COURTE OU QUI N’ONT PAS DE CONSCIENCE. Il n’est jamais trop tard pour eux de faire la part des choses.

Cela ne signifie pas qu’étant Duvaliéristes vous êtes tous bannis. C’est le jeu d’un écervelé sans autorité morale qui désire en profiter et se glorifier en y faisant une affaire de famille, se passant pour martyre et ainsi désespérément attirer l’attention sur lui, car il est géneralement ignoré.

L’on ne peut recommencer la comédie de 1986 « DUVALIERIS PA LADAN L » et celle d’aujourd’hui en l’année 2005 « LAVALAS PA LADAN L »… Nous en savons long. Haiti en sera la principale victime.

Au « Coin de Carl » nous avons le droit de gueule, car nous avons fait l’expérience du Fort Dimanche personnellement et non par le truchement d’alliés. Nous en sommes sortis vivant car nous avions foi en notre destin, en gardant notre sanité et sans avoir les mains tâchées de sang ou avoir fait des compromis dégradants.

LISTE PARTIELLE DES VICTIMES DES DUVALIER
(En ces temps alloués à la mémoire du journaliste Jacques Roche, ceux qui oublient le passé sont aptes à le recommencer, où à le revivre.

Merci, framis Gérard Férère, Jancy Bolté, et Patrick Lemoine, tous des proches : Dr. Gérard Férère, Ph.D en Floride, Jancy Bolté à Montréal et Patrick Lemoine quand on s’est vu à Miami ; toutes vos oeuvres dédicacées abondent dans ma bilbliothèque. Les gens heureux n’ont pas d’histoires ; ils font l’Histoire. Compliments pour ce travail colossal. Carl)

A
Abélard, Ezéchiel. Journaliste, mort cellule #6, Fort Dimanche, Septembre1976.
Achade, Robert Mort, cellule #7, Fort Dimanche, 1975.
Aflax, André
Albéric, Toto
Alcéna, Joseph Adjudant, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Alcinor, Rossini
Alerte, Loggy
Alexandre, Cornélia
Alexandre, Marc
Alexandre, Renaud
Alexandre, Fritz
Alexandre, Jean-Claude Professeur, mort cellule #7, Fort Dimanche, 1975.
Alexandre, Jean-Claude, Alias Blanco Mort au Fort Dimanche en 1976.
Alexandre, Joseph Mort, cellule #3, Fort Dimanche, 1975.
Alexis, Jacques Ecrivain.
Alfred, Serge
Alticy, Renaud
Ambroise, Charles
Ambroise, Lys
Ambroise, J. J. Dessalines, Professeur.
Ambroise, Mme J. J. Dessalines.
André, Marcus Professeur, mort cellule #2, Fort Dimanche, 25 février 1975.
André, Mérès
André, Saintalbert
Andriss, Jérôme
Andriss, Michel
Anibot, Masséna Mort, cellule #8, Fort Dimanche, août 1976.
Anthony, Robert
Antoine, Fax
Antoine, Gesner
Antoine, Guy
Antoine, Jules
Antoine, Joseph
Arboute, Michel
Arlet, Frédéric
Armand, Benoît Avocat, assassiné à cause de son prénom « Benoit ».
Armand, Frantz Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964.
Armand, Jacques Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964.
Arnoux, Rébecca Cellule #3, 10 octobre 1972.
Atisné, Joseph
Aubourg, Edouard
Augustère (ainsi connu) Poète, mort cellule #1, 1973.
Augustin, Pierre
Augustin, Gérard Sociologue, mort cellule #1, Fort Dimanche, 19 septembre 1971.
Austin, Rodrigue
Austin, Rogers

B

Badette, Laurette
Bafard, Henri Cellule #4, Janvier 1973.
Bain, Alex
Bajeux, Albert
Bajeux, Anne-Marie
Bajeux, Maxime
Bajeux, Micheline
Bajeux, Mme Gaston
Balu, Etienne
Bance, Lionel
Bano, Julien Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1975.
Baptistain, Hora Cellule #3, février 1973.
Baptiste, René
Baptiste, Constant
Baptiste, Josette
Baptiste, Renel Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 19 juillet 1976.
Baptiste, Fred Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 16 juin 1974.
Barberousse, Elysée
Barbot, Clément Duvaliériste notoire
Barbot, Ernest Professeur
Barbot, Henri Médecin
Baroulette, Pagès
Baroulette, Roland
Bastien, Rosette
Baudet, Fritz Marin GCd'H, mort cellule #5, Fort Dimanche, Juillet 1975.
Bazile, Alphonse
Beauboeuf, Jean Officier duvaliériste, suicidé pour ne pas être arrêté vivant.
Beauville, Gérard
Béliard, Rémy
Bellefort, Victor
Bellevue, Jean-Robert Mort, cellule #1, Fort Dimanche, Août 1975.
Belneau, Max
Benjamin, Jacques
Benoît, Bébé de François.
Benoît, Ernst
Benoît, M. Père de François.
Benoit, Mme Mère de François.
Bermard Mme E.
Bernard, Tannier
Bernardin, Cicéron
Berrouët, Albéoni, fils
Bertran, Justin Macoute notoire, mort cellule #5, Fort Dimanche, 26 Août 1975.
Bertran, Ronel (son of Justin) Mort, cellule #2, Fort Dimanche, février 1976.
Bertrand, Jean Lieutenant
Bertresse, Jean-Baptiste
Bien-Aimé, André Mort, cellule #3, Juillet 1976.
Bisserette, Georges
Blain, Colonel Kesner Mort, cellule #3, Fort Dimanche, 17 fevrier 1976.
Blanc, Paul Mort, cellule #4, Fort Dimanche, juillet 1976.
Blanco, Gérard
Boisobin, Wilson
Bordes, Leon Duvaliériste, mort au Fort Dimanche en 1969
Borges, Jose (Sony) Major duvaliériste notoire, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Boss Dal (ainsi connu).
Bouchereau, Jean Colonel, avril 1963.
Bouchereau, Amédée
Boucicaut, Jean-Claude Mort, cellule #4, Fort Dimanche, janvier 1977.
Brière, Eric
Brière, Gérald (Géto) Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964.
Briolli, Joseph Mort cellule #4. Fort Dimanche, 1976.
Brisson, Gerald Tué le 2 juin 1969
Brisson, Richard
Brun, L.
Buron, Noly Mort, cellule #3. 1976.

C

Cadostin, Gilbert Mort, cellule #2, Fort Dimanche, octobre 1976.
Cajuste, Muscadin Mort, cellule #8, Fort Dimanche, 1976.
Calixte, Jean-Elie
Calvin, Camille
Cambronne, Obanno
Caribus, Joseph
Carré, Victor Comptable
Carrière, Moïse
Casismir, Ferris S-lieutenant, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Cassagnol, Edner
Casséus, Niclerc Tué le 2 juin 1969.
Cauvin, Emile Avocat
Cauvin, Seymour Avocat
Cayard, Luc
Cébastien, Camille Pharmacien, mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1976.
Cédoine, alias Piti
Célestin, Vincent
Célestin, Jean Roland Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1975.
Célestin, Major Philippe 26 avril 1963.
Célestin, Arnold
Célestin, Bernas
César, Cifra Cellule #8. 1972.
César, Joseph
Chambellan, les paysans de Massacrés
Chancy, Emile
Chandler, Mirko Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964.
Charles, Eliacin
Charles, Filbert
Charles, Gesner
Charles, Gérard
Charles, Lionel
Charles, Octa
Charles, Philogène Marin fusillé sans jugement.
Charles, Saint Julien
Charles, Thomas Parmi 15 hommes exécutés au Fort Dimanche le 14 avril 1969.
Charles, Wilfrid
Charlesca, Délouis
Charlesca, Camille
Charlmers, Max Avocat
Charlot, Anacius
Charlot, Capotine
Chassagne, Lieutenant Roland
Chavigny, Lieutenant Jean de
Chenet, Jean
Chéry, Léon Mort, cellule #2, Fort Dimanche, 10 décembre 1975.
Chéry, Lucien
Christophe, Robert
Cirius, Hélène
Cius, Jean Robert Ecolier. 28 novembre 1985.
Civil, Frank
Civil, Mme Frank Duval Civil
Clermont, Juanita
Clermont, Mme Henri
Clermont, Henri Colonel
Clitandre, Augustin Directeur du journal «Le Soleil ».
Codio, Racine
Colin, Samuel
Compère, Gaule
Compère, Paul Exécuté, cellule #8, Fort Dimanche, 14 aout 1974.
Condé, Amerlin
Cormier, Gérald
Corvington, Michel Parmi 15 hommes exécutés au Fort Dimanche le 19 avril 1969.
Corvington, Max Capitaine
Corvington, Mondy Exécuté au Fort Dimanche
Corvington, Raymond
Couba (ainsi connu) 1960.
D

Daccueil, Horace Mort, cellule #7, Fort Dimanche, 1976.
Daccueil, Guélo Mort, cellule #3, Fort Dimanche, 1976.
Daccueil, Gesner
Daccueil, Céleste
Dagobert, Jean
Darélus, Murat Mort, cellule #1, Fort Dimanche, février 1975.
Dato (ainsi connu) Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1976.
Daumec, Dato Duvaliériste notoire.
Daumec, Frantz Duvaliériste notoire.
Daumec, Gérard Duvaliériste notoire.
Daumec, Lucien Duvaliériste notoire.
David, Carl-Henri Petit-fils du sénateur David, d'après rapport de l'O.E.A.
De Smet, Albert Prêtre français, 1985
Deetjen, A. Photographe
Deetjen, Max Officier en fonction, abattu par un macoute.
Degazon, Fritz Mort, cellule #5, Fort Dimanche, 2 juin 1975.
Delamour, Jacques
Delille, Jacques Mort, Fort Dimanche, 1974
Delva, Edouard Sergent
Delva, Raphaël Mort, cellule #1, Fort Dimanche, Juin 1976.
Démosthène, Yvon
Denis, Archer Fils de Lorimer, mort cellule #2, Fort Dimanche, 1976.
Denis, Charles
Denis, Edouard Major, dentiste
Dérisié, Cadeau Jean Mort, cellule #1, Fort Dimanche, Juillet 1976.
Desèbe, Frank
Deselmour, Luc
Deselmour, Eugène
Désilié, Frank
Desravines, Ambroise Mort, cellule #1, Fort Dimanche, septembre 1976.
Desrosiers, André Adjudant, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Desruisseaux, Serge Mort, cellule #3, Fort Dimanche, 1976.
Dessé, Jean
Dessources, Elie
Destin, William
Dezelmant, Roland
Dodard, Jacques
Dominique, Destin
Dominique, Pierre
Dominique, Philippe Lieutenant, mort glorieusement le 29 juillet 1958
Dominique, Thomas Mort, Cellule #6. Plaine du Cul-de-Sac. 1976.
Donatien, Serge Mort, cellule #1, Fort Dimanche, mars 1976.
Donneur, Paul Mort, cellule #7, Fort Dimanche, 1976.
Dorcé, Jacques
Dorestan, René
Dornéval, Clotaire Mort, cellule #5, Fort Dimanche, janvier 1976.
Dornéval, Milord
Dorsinville, Thomas
Dorsinville, Mme Pierre
Dorval, Roberson
Dougé, Pierre
Dougé, Rossini
Douyon, Henri
Drouin, Guy Vêpres de Jérémie, 1964.
Drouin, Louis père Vêpres de Jérémie, 1964.
Drouin, Louis (Milou) Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, exécuté par F. Duvalier, 1964
Drouin, Mme Louis Vêpres de Jérémie, 1964
Ducaliron, Venèque 1973.
Duchatelier, Š.
Duchatelier, Mme Maurice
Duchatelier, Maurice
Duchatelier, Ghislaine
Ducheine, Reynald
Duchemin, Ronald Exécuté, Fort Dimanche, le 25 mars 1976.
Dufanal, Liliane
Dufrène, Dorvil Pharmacien.
Dugazon, Fritz Cellule #5. Jérémie, 1975.
Dulaurier, Philippe Mort, celllule #5, Fort Dimanche, 18 décembre 1975.
Dumond, André
Dupont, Kernizan Mort, cellule #1, 1975.
Dupré, Félicienne
Dugué, Albert
Dupuy-Nouillé, Hubert
Dupuy, Albert
Duquesne, Ovèze Mort, Fort Dimanche, août 1976.
Duval, Jean-Claude Mort, cellule #9, Fort Dimanche, 5 décembre 1975.

E

Edeline (famille) Massacrée, avril 1963
Edouard, Paul, Capitaine, médecin, 29 juillet 1958.
Edouarzin, Luc
Edrisse, Dallemand
Eliazaire, Jérémie
Elien, Augustin
Elien, Jacques
Emmanuel, Acmanque
Ervilus, Antony Avocat, ancien ministre de Fignolé.
Ervilus, frère d'Antony
Ervilus, François Médecin
Ervilus, Mme Antony
Estilus, Pierre
Estimé, Mathieu Duvaliériste
Estimé, Rameau Sénateur duvaliériste, mort, cellule #1, Frot Dimanche,
13 mai 1976.
Estimé, Wilterne Duvaliériste, mort, cellule #5, Fort Dimanche, 1976.
Estiverne, Frank
Estiverne, Gerard
Estiverne, Gladys 17 years old
Estiverne, Pierre
Estiverne, Mme Pierre
Estiverne, Prosper
Etienne, Francis Major
Etienne, Laurette
Etienne, Pantal
Eugène, Constant
Eugène, Ernest
Eugène, Gésulmé Professeur, mort, cellule #2, Fort Dimanche, 1976.
Eugène, Michel
Eugène, Pierre
Exante (ainsi connu) Mort, cellule #2, Fort Dimanche, 1976.
Exantus, Eloge
Exantus, Ponax Etudiant, mort, cellule #8, Fort Dimanche, 1975.
Exantus, Servilus Professeur. mort, cellule #7, Fort Dimanche, juillet 1976.

F
Fabien, Célestin Tué dans les bras de son fils.
Fabien, Jacques
Fandal (famille) Massacrée.
Fanfan, Antony
Fauré, Cajuste
Faustin, Guillaume
Féquière, Pierre Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1976.
Féval, Joujou (M.T. ?)
Féval, Marie-Thérèse Exécutée, Fort Dimanche, 25 mars 1976.
Fils-Aimé, Francis Soldat Léopard, mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1976.
Fleurimond, Gérard 1963.
Fleury, Ménès
Florestal, Kikitte Exécuté, Fort Dimanche, 14 août 1974.
Fonsimé, Idévi
Forbin, Alfred (Kikitte) Capitaine.
Forbin, Charles Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964.
Fouchard, Lionel Ancien officier, assassiné en pleine rue.
Francis, Philoclès
Francis, Rosier
François, Fleurentin
François, Zamor
François, Destin
François, Pascal Musicien
François, Ora
Franex, René Exécuté, Fort Dimanche, 14 août 1974.

G
Gaboton, Paul-Emile Avocat
Gaetjens, Joe Footballeur
Garoute, Colonel Hamilton
Gasner, Marie-Thérèse Morte cellule #10, Fort Dimanche, 1976.
Geffrard, Merisier S-lieutenant, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Georges, Charles Adrien
Georges, Francis
Georges, Figaro
Gerdès, Jean Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964.
Germain, André
Giraud, Gérard
Goban, Joseph Colonel duvaliériste notoire
Gracia, Léon
Guerrier, Marcel Mort, cellule #5, Fort Dimanche, octobre 1975.
Guerrier, Pierre Mort à Fort Dimache, 1976.
Guerrier, Crisonnier
Guerrier, Jeannot
Guerrier, Garcia
Guilbaud, Gérard Vêpres de Jérémie, 1964.
Guilbaud, Mme Gérard Vêpres de Jérémie, 1964.
Guillaume, Sergent Cérès
Guillaume, Emmanuel

H

Harentz, Imgard
Henri, Carnot Avocat
Hérivaux, Miléon Pasteur
Hermantin, André
Hermantin, Paul
Hilaire, Julien
Hilaire, Serge Capitaine, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Holly, Jacques
Holly, Leslie
Honorat, Ernest Lieutenant
Horner, Jean Cabaret Mort, cellule #10, Fort Dimanche, 1975
Hudicourt, Jean-Pierre 1964
Hyancinthe, Emmanuel Caporal
Hyppolite, Frantz

I / J

Icard, Fritz Mort, cellule #2, Fort Dimache, 13 novembre 1975.
Innocent, J. P.
Israël, Daniel Ecolier, 28 novembre 1985.
Jacques, Ira
Jacques, Jean
Jacquet, Ambroise
Jasmin, Marcaisse
Jassin, Frank Professeur, mort, cellule #7, Fort Dimanche, 1976.
Jean, Cécile
Jean, Dagobert Soldat léopard, mort, cellule #2, Fort Dimanche, avril 1976.
Jean, Ernest
Jean, Henri Mort, cellule #4, Fort Dimanche, 1976.
Jean, Joseph
Jean, Kesner
Jean, Morency Mort, cellule #7, Fort Dimanche, 1977.
Jean, Paul Soldat
Jean, Pierre (dit d'Haïti) Exécuté à Fort Dimanche, 25 Mars 1976.
Jean, Théocel Mort, Fort Dimanche, avril 1976.
Jean-Baptiste, Ibert
Jean-Baptiste, Samson Exécuté, Fort Dimanche, 7 août 1974.
Jean-Baptiste, Résius Mort, cellule #1, Fort Dimanche, février 1974.
Jean-Baptiste, Elysée
Jean-Baptiste, Maurice Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 4 décembre 1976.
Jean-Baptiste, Jean
Jean-Baptiste, Gaspar
Jean-Baptiste, Antonio Typographe, mort, cellule #3, Fort Dimanche, 1976.
Jean-François, Raymond
Jean-François, Juste
Jean-François, Gladys
Jean-François, Aymard
Jean-Joseph, Viquet
Jean-Joseph, Milo
Jean-Louis, Ulrick
Jean-Louis, Louis
Jean-Louis, Hubert
Jean-Noël, Antoine Mort, cellule #3, Fort Dimanche, février 1974.
Jean-Philippe, Laventure
Jean-Pierre, Sainvilus Cellule #5. Plaine du Cul-de-Sac.
Jean-Pierre, Wiener
Jean-Pierre, André
Jean-Pois, Emmanuel Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1975.
Jeannot, Jacques Tué le 2 j uin 1969.
Jeanty, Errel
Joachim, Serge
Jolimot, Alius Mort, cellule #3, Fort Dimanche, 1975.
Joseph, Elius
Joseph, Gérard Mort, cellule #7, Fort Dimanche, 1975.
Joseph, Jean
Joseph, Lamidon
Joseph, Lotion Mort, cellule #6, Fort Dimanche, 1975.
Joseph, Maxime
Joseph, Pierre
Joseph, Ulrick
Joseph, Vergnaud Avocat, mort, cellule #6, Fort Dimanche, 1976.
Jourdan, Edouard
Jourdan, Réginald Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964
Judex (journal) Tout le personnel du journal
Jules, Célama
Jules, Lucio Mort, cellule #3, Fort Dimanche, 10 octobre 1976.
Jules, Octave
Jules, Oswald Mort, cellule #6, Fort Dimanche, 1976.
Julien, Azémar
Julien, Banor
Julien, Luc
Jumelle, Abner
Jumelle, Clément
Jumelle, Charles
Jumelle, Ducasse
Jumelle, Jacques
Junior, Ricot Mort, Fort Dimanche, aout 1975.

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Message  Rico Mar 9 Oct 2007 - 15:29

Suite de la liste des disparus sous le régime de Jean-Claude Duvalier

L
Labissière, Bruno
Lafleur, Pierre
Laforest, Marcel Agronome, mort cellule #8, Fort Dimanche, juillet 1975.
Laforest, Edith
Lafortune, Rodrigue Mort, cellule #5 Fort Dimanche, 18 novembre 1975.
Lafortune, Tancrède
Lainé, Lionel Médecin, fondateur du parti politique PNDPH
Lallemand, René Capitaine
Lamothe, Alexandre Chanteur
Lanoix, Frank Député anti-duvaliériste
Laraque, Alain
Laraque, Guy
Laraque, Yvon Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964
Laroche, Joseph Lieut. duvaliériste, exécuté par F. Duvalier person. à Fort Dimanche.
Larreur, Roger
Larrieux, Nerva
Laurent, Alphonse
Laurent, Pierre Tailleur, mort, cellule #8, Fort Dimanche,, 1976.
Lauture, Georges Lieut. retraité, mort dans le coffre de la voiture de Lucien Chauvet
Léandre, Toto
Lebrun, Georges
Legendre, Frank, Ingénieur, assassiné à Boutilliers
Legros, Hubert Avocat, mort cellule #6, Fort Dimanche, 19 décembre 1975.
Lemoine, Joseph Lt.-colonel, exécuté par F. Duvalier personnellement à
Fort Dimanche
Lemoine, Guy
Léon, Jean
Léon, Jules
Léonard, Yvan Tué pour avoir crié «Vive Fignolé ».
Leroy, René Professeur
Lescouflair, Rony
Lescouflair, Raymond
Lespinasse, Lucien Capitaine
Lhérisson, Jean-Baptiste
Liautaud, Hebert Mort, cellule #5, Fort Dimanche, 1976.
Liautaud, Joel Parmi 15 hommes exécutés au Fort Dimanche le 19 avril 1969.
Lilavois, Marc Jr.
Livert, Lener Alias Ti coq, etudiant, mort, cellule #5, Fort Dimanche, 7 juillet 1976.
Lochard, Charles Capitaine
Lominy, Frank Lieutenant
Lominy, Guy
Lormier, Franklin Paul
Loubeau, Gérard
Loubeau, Lionel Etudiant
Louis, Marcel
Louis, Maurice
Louis-Charles, Mme Saint Jean
Louissant, Isaac
Louissaint, Chéry Mort, cellule #8, Fort Dimanche, 1976.
Luc, André

M

Madombé, Enock
Madiou, Serge Capitaine, exécuté personnellement par Francois Duvalier à Fort Dimanche.
Magloire, Maurice
Magloire, Massius
Magloire, Joseph Altéon
Maisonneuve, Vilnor
Mangonès, Lucien Major, mort chez lui a la suite de mauvais traitements en prison.
Manigat, Donalt Officier exécuté par F. Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Manigat, Louis
Marcel, Antoine (Tatane) Assassiné à la Cité Magloire.
Marcel, Guy Tué par le major Frank Romain, d'après rapport O.E.A.
Marchand, Georges
Marchand, Lucien
Martelly, Paul
Martin, Yvon Footballeur
Martol, Fred
Martol, Max
Maurice, Célestion
Max, Cérès Louis Mort, cellule #2, Fort Dimanche, octobre 1975.
Maxan, L.
Maximilien, Louis Médecin, Colonel, ami personnel de François Duvalier.
Médor, Igace Fort Dimanche, 20 juin 1969
Mémorès, Lieutenant Š.
Ménélas, dit Ayiti Soldat du Pénitencier national, mort, cellule #8, Fort Dimanche, 1976.
Ménélas, Roger
Ménélas, Tancrède
Merceron, alias Guantanamo Marin, mort, cellule #7, Fort Dimanche, 1976.
Mésidor, Bruce
Mésidor, Maurice
Mettélus, Gustave
Méyol, Gérard Mort à Fort Dimanchem 1975.
Michel, Chenon Capitaine
Michel, Gérard Mort au Fort Dimanche, 1976.
Michel, Moïse
Michel, Paul E.
Michelet, Michelson Ecolier, 28 novembre 1985.
Midouin, René Journaliste.
Milfort, Joseph Alias Joe Malaca, mort, cellule #3, Fort Dimanche, 1976.
Milord, Ponax
Moïse, Denil
Moïse, Jean-Robert
Moïse, Néry
Molière, Morisseau
Monestime, Frank Adjudant, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Monestime, Marc Adjudant, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Monestime, Prévoit S-lieutenant, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Monestime, Probus Lieutenant, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Monfiston, Jean Assassiné pour avoir caché les frères Jumelle chez lui.
Monroe, Max
Montas, Roland Journaliste
Moreau, Yvan Emmanuel Sénateur duvaliériste
Morel, Mamousette
Mornay, Gérard
Mosquette, Saintimène
Multidor, Antoine Colonel
Murat, Jean
Murat, Lamarre
Musac, Yves Mort, cellule #1, Fort Dimanche, juin 1976.

N

Napoléon, Jean Croix-des-Bouquets. 1972.
Nau, Christian Avocat.
Nazaire, Guy Antoine
Neptune, Wilbert
Nérestan, Jean-Marc Mort, cellule #3, Fort Dimanche, 1976.
Nestor, Rochambeau
Nézac, Yvon
Noël, Bernard
Noël, Casimir
Noël, Emile
Noël, Gérard
Noël, Louis Mort, cellule #6, Fort Dimanche, 1976.
Numa, Marcel Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, exécuté par F. Duvalier, 1964.
O / P

Obanno, Cambronne Mort, cellule #8, Fort Dimanche, 1976.
Obas, Pierre-Michel Capitaine, exécuté par F. Duvalier personnellement à Fort Dimanche
Octa, Charles Mort, cellule #8, Fort Dimanche, 1976.
Osias, Semonville Avocat. 1975.
Paris, Max Lieutenant
Paris, Mme Max
Pasquet, Alix Capitaine, mort glorieusement le 29 juillet 1958.
Pasquis, Guy
Paul, Jacques Mort, cellule #8, Fort Dimanche, juin 1976.
Paul, Oveny Exécuté à Fort Dimanche, 14 août 1974.
Paysans de Cazale Massacrés.
Paysans de Grand Gosier Massacrés.
Paysans de Marigot Massacrés.
Paysans de Thiotte Massacrés.
Paysans de Nan Bwapen Massacrés.
Paysans de Chambellan Massacrés.
Pean, René
Pérard, Ronald Exécuté à Fort Dimanche, 14 Août 1974.
Perpignan, Henri Lieutenant, mort glorieusement le 29 juillet 1958.
Petit, Eddy Exécuté au Fort Dimanche le 19 juin 1969.
Petit, Georges
Petit, Odney
Phanor, Jean-Claude Soldat léopard, cellule #2, Fort Dimanche, 3 mai 1976.
Philippe, Darty Cellule #2, Fort Dimanche, novembre 1973.
Philogène, Blucher Capitaine
Picault, Jean Tué au Portail Saint-Joseph.
Pierre, Dumercier
Pierre, Arnoux
Pierre, Charles Exécuté à Fort Dimanche, 14 août 1974.
Pierre, Dieudonné
Pierre, Dumercier
Pierre, Edouard Mort à Fort Dimanche, 1975
Pierre, Félius
Pierre, Flaubert
Pierre, Georges
Pierre, Lubin Mort, cellule #5, Fort Dimanche, 1 novembre 1975.
Pierre, Manud
Pierre, Mérès
Pierre, Raphaël Lancelot
Pierre, Verdieu
Pierre-Louis, Rossini Ancien député anti-duvaliériste.
Pierre-Louis, Lubin
Pierre-Louis, Louisius
Pierre-Louis, Bernard
Pierre-Louis, Arnold
Pierre-Paul, Salma Avocat, mort cellule #3, Fort Dimanche, 17 septembre 1976
Pierre-Paul, Luc Comptable, mort cellule #2, Fort Dimanche, Juillet 1976.
Pierre-Paul, Edmond Avocat
Pierre-Paul, Antoine Avocat
Pierre-Victor, Joseph Avocat
Pipirite (ainsi connu) Mort cellule #3, Fort Dimanche, 1976.
Piquion, Tony Tué par l'officier Aderbal Lhérisson, d'après rapport de l'O.E.A.
Piverge, Yvon Etudiant, tué pendant une interrogation.
Poisson, Urbain
Poitevien, Albert Colonel duvaliériste, mitraillé par Mme Roland.
Degand d'après O.E.A.
Pollas, Crispin
Polynice, Renard
Prédestant, Dès Exécuté, 14 août 1976.
Price, Eddy Mort à Fort Dimanche, mars 1976.
Prophète, Denise

R
Racine, René
Racine, Wilson
Rameau, Mario
Raoul (ainsi connu) Milicien, mort cellule #4, Fort Dimanche, 1976.
Rateau, Clerveaux Avocat.
Raymond, Bertrand. Professeur, mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1975.
Raymond, Toussaint
Rémy, Alix Lieutenant, exécuté par F. Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Rémy, Charles
Renaud, Jacques Viau
René, Frank
René, Gros (ainsi connu)
Renoir, Jean Ernest
Resley, Jean Denis
Reynold, (ainsi connu)Š Soldat léopard, mort à Fort Dimanche, octobre 1976.
Riboul, Pierre
Richard, Georges
Richard, Léopold
Richard, Lucien Photographe.
Richard, Wilmer
Riché, Willemain
Rigaud, Georges E. Dentiste et chef de parti.
Rigaud, Henri
Rigaud, Roland Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964.
Rigaud, Yanick Tuée par des macoutes le 2 mai 1969.
Riobé, André Commerçant. 1963.
Riobé, Hector 1963, mort héroïque.
Robert, Jean (alias Derecul) Mort, cellule #6, Fort Dimanche, 1976.
Roc (ainsi connu) Avocat de Jacmel.
Roche, Henri
Rodney (ainsi connu) Sergent
Roland, Antony
Romain, René
Romel (ainsi connu) Cellule #7. Port-au-Prince. 1975.
Rossini, Timothée Cellule #6. Arcahaie. 1975.
Rousseau, Roger Médecin duvaliériste.
Rousseau, André Duvaliériste
Roy, Colonel Edouard 26 avril 1963.
Roy, Jean-Louis Exécuté à Fort Dimanche, 25 mars 1976.

S
Sabalat, Ernest Avocat
Saint-Amand, Jacques
Saint-Germain, Lamarre
Saint-Germain, Louis
Saint-Lot, Dady Disparu
Saint-Louis, Jean-Claude Mort, cellule #7, Fort Dimanche, 13 novembre 1975.
Saint-Louis, Marie-Therese Morte, cellule #10, Fort Dimanche, 1970.
Saint-Louis, Raymond Mort à Fort Dimanche, 11 Septembre 1976.
Saint-Merzier, Georges Mort, cellule #4, Fort Dimanche, 1976.
Saint-Preux, Wildrid
Saint-Preux, Moriac
Saint-Preux, Maurice
Saint-Preux, Galbo (Sergent)
Saint-Sauveur, Raymond
Saint-Vil, Luc Mort, cellule #5, Fort Dimanche, septembre 1976.
Saint-Villus, Jean-Pierre Alias Ti Diab, mort, cellule #5, Fort
Dimanche, 10 mars 1976
Saintini (ainsi connu) Journaliste, tué avec toute l'équipe du journal «Judex ».
Sajous, Capitaine René
Saladin, Thélusmon Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 31 décembre 1976.
Salès, Pierre Journaliste.
San Millan, Frédéric
Sanders, Wilfrid
Sanez, René
Sanon, Klébert
Sanon, Oxigène
Sansaricq, Daniel Tué le 2 juin 1969.
Sansaricq, Mme Pierre Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Pierre Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Lily (infirme) Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Pierre-Richard Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Reynold Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Marie-Catherine 6 ans, Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Régine Enfant, Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Stéphane 2 ans, Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Jean-Pierre 6 ans, Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Mme Jean-Claude (enceinte de 3 mois) Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Jean-Claude Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Hubert Vêpres de Jérémie, 1964.
Sansaricq, Fred Vêpres de Jérémie, 1964.
Santiague (ainsi connu) Sergent, mort, cellule #7, Fort Dimanche, octobre1976.
Scott, Lucien Capitaine
Sébastien, Camille Voir Cébastien
Sénat, Wilfrid
Sénatus, Pierre
Séraphin, Frank Député anti-duvaliériste.
Serval, Marie-Thérèse
Sicard, Lisard
Siméon, Gasner Marin, mort, cellule #7, Fort Dimanche, 1976.
Simon, Carouche
Simon, Frank Commerçant
Souffrant, Gérard
Souffrant, Jean Exécuté au Fort Dimanche, 14 août 1974.
Souffrant, Gesner
Stéphen, Nana
Sterlin, Henri Commercant
Stympil, Fritz
Sully, Frank
Sylvain, Emmanuel
Sylvestre, Jilmiste Mort, cellule #1, Fort Dimanche, 1 novembre 1976.
T

Tassy, Harry Capitaine duvaliériste, exécuté par Francois Duvalier personnellement à Fort Dimanche.
Tassy, L.
Télémaque, Frank
Télismond, Tony Mort, cellule #6, Fort Dimanche, 1976.
Télson, Watson Médecin
Tenor, Auguste
Templier, Antoine
Tervil, Clarel Exécuté à Fort Dimanche, 25 m ars 1975.
Thadal, Michel Sergent
Théagène, Edner Mort à Fort Deimanche en 1975.
Thénor, Auguste Journalist, mort, cellule #1, Fort Dimanche, décembre 1974.
Théoclès, Jean
Théodore, Mme Arrêté par le major Jean Tassy, d'après rapport de l'O.E.A.
Théodore, William
Théodore, Jules
Théodore, Frédéric
Thomas, Alix Exécuté à Fort Dimanche, 14 août 1974.
Thomas, André
Thomas, Pierre Major, exécuté par F. Duvalier personnellement à Fort Dimanche Thrasybule (ainsi connu)
Ti Daddy (ainisi connu)
Timoléon, Jean
Timoléon, Reynold Exécuté à Fort Dimanche, 14 août 1974.
Timothée, ExiléTintin (ainsi connu) Cellule #9. Limbé. 1971.
Tippenhauer, Rudy
Tippenhauer, Eric Jr.
Tippenhauer, Eric
Toussaint, Raymond
Toussaint, Kesnel
Toussaint, Gérard
Turnier, Charles Colonel
Turnier, Wilhem Comptable, 1964

U / V

Ulysse, Edner
Valbrun, Andrénor
Valentin, Josma S-lieutenant, exécuté par F. Duvalier personnellement à Fort Dimanche
Vasseau, Jean Rifla Exécuté à Fort Dimanche, 25 mars 1976.
Verdimer, Claude
Vernélus, Sergent Dénozé
Vernet, Riyand
Victomé, Nestor
Victome, Théophile Mort, cellule #5, Fort Dimanche, 2 janvier 1975.
Vieux, Antonio Avocat.
Vieux, Didier
Vieux, Georges
Vieux, Paul
Vil, Edner Agronome.
Vilard, Alcé Paul
Vilbrun, Romulus Mort, cellule #3, Fort Dimanche, 16 février 1977.
Vilfort, Joseph Cellule #3. Kenscoff. 1976.
Villedrouin, Mme Victor Vêpres de Jérémie, 1964.
Villedrouin, Victor Vêpres de Jérémie, 1964.
Villedrouin, Roger Colonel, Vêpres de Jérémie, 1964.
Villedrouin, Lisa 18 ans, Vêpres de Jérémie, 1964.
Villedrouin, Mme Guy Vêpres de Jérémie, 1964.
Villedrouin, Guy Vêpres de Jérémie, 1964.
Villedrouin, Gusley Groupe Jeune Haiti, mort héroïque, 1964.
Villedrouin, Frantz 16 ans, Vêpres de Jérémie, 1964.
Villedrouin, Fernande Vêpres de Jérémie, 1964.
Villedrouin, Mme Chénier 85 ans, Vêpres de Jérémie, 1964.
Vilson, Jean
Vincent, Célestin
Vincent, Fritz
Vincent, Luc
Vital, Marie-Pierre
Vital, Pierre Michel Mort, cellule #6, Fort Dimanche, février 1977.
Vitey (ainsi connu) Soldat.
Volcy, Volmar Mort, cellule #6, Fort Dimanche, 1976.
Voltaire, André
W

Wadestrandt, Jacques Groupe Jeune Haiti, mort héroïque 1964.
Washington, Duréna Marin GCDH, mort cellule #5, 16 octobre 1974.
Wassenback, Joseph
Wellington, Elie Mort à Fort Dimanche, Octobre 1976.
Willy, Joseph
Wolf, Herman


D'après un rapport de la Commission des Droits de l'Homme de l'O.E.A., des familles entières ont été massacrées d'ordre des députés André Simon et Fritz Moïse, dans un endroit connu sous le nom de Nan Boispin, entre Thiotte, Marigot et Grand Gosier, à l'occasion du débarquement d'un groupe de jeunes à Saltrou le 29 juin 1964.
Jancy Bolté
Producteur Réalisateur
Cidihca
67, rue ste-Catherine ouest 2ème étage
Montréal, Québec
DE JACQUES J. GARCON

Ajoutons apres vérification:Charles Obas (artiste-peintre).
Yve Vilemenay (doute sur l'Orthographe du nom de famille).
Lelio Sanon ( Cie des pompiers).
Thimoléon Innocent(condisciple écolier classe de 6eme- collège Notre-Dame Cap-Haitien).

Source: Coin de Carl


Dernière édition par le Mar 9 Oct 2007 - 15:32, édité 1 fois

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