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La pauvreté : Question morale, Religieuse, Social et Politique

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La pauvreté : Question morale, Religieuse, Social et Politique Empty La pauvreté : Question morale, Religieuse, Social et Politique

Message  revelation Sam 14 Nov 2009 - 21:53

Kom nou an plen period elektion e kom granneg pa jamb vle pran responsabilite moral yo anve pep la, yo toujou blame malere pou chwa dirijan ke yo fe. Si yo nan mize se a koz ke yo retounen nan vomisman chien se sa ke yo toujou di.

Kom gen anpil deba sou relijyon katolik ak vodou sou sit la, relijion toujou fe pov malere konprand ke si yo pov se Bondye ki vle konsa.
Paske yo gen plis chans al nan paradis ke yon granneg. Donk soufri sou la te pa pi mal ke sa.

Gen anpil lot neg sou forum nan ki panse memm jan avek granneg e filozof lontan
kankou Platon e Aristote kite granneg ki pat vle we malere.

Bay opinion nou sou atik sa ke yon kanmarak ekri pa gen lontan de sa. Se yon atik ki long donk rale tass kafe nou rilax e bonn lekti.

La pauvreté : de la question morale et religieuse au « problème » social et politique

L’objet de cette section est de montrer que pour définir la pauvreté comme une violation des droits humains, il faut d’abord examiner les « obstacles épistémologiques » (selon les termes de Bachelard) susceptibles d’entraver notre
démarche. L’assimilation de la pauvreté à la vertu dans la philosophie antique, ainsi que dans certaines religions, et la représentation de la pauvreté comme un « problème » sociopolitique peuvent, à cet égard, être considérées comme
autant d’« obstacles épistémologiques » ; on pourrait aussi y ajouter la philosophie néolibérale selon laquelle les conditions socio-économiques des individus seraient sans rapport avec la justice et les droits humains.

Euthydème, l’interlocuteur de Socrate dans les Mémorables de Xénophon, donne la définition suivante de la pauvreté : « Je tiens pour pauvres ceux qui n’ont pas assez pour les dépenses nécessaires. » Dans sa réponse, Socrate insiste sur la nécessité de considérer la pauvreté comme une question de vertu. De la même manière, Platon et Aristote associent la pauvreté au désir, en l’envisageant comme une source potentielle du vice.

En effet, l’homme pauvre peut facilement basculer dans la faute, la corruption et l’envie. De même que la prospérité engendre la faiblesse, la pauvreté génère « avec ce même goût de nouveauté, la bassesse et l’envie de mal faire » (République, IV, 422a). Le degré extrême de cette bassesse, dépouillant une personne de sa qualité de citoyen et même d’homme, est la mendicité.

Platon va jusqu’à exiger que ceux qui dégradent la cité en soient exclus : « Que le pays soit absolument net d’un tel bétail » (Lois, XI, 936b). On peut faire un rapprochement avec l’ordonnance française de 1350 qui demandait aux mendiants et vagabonds de quitter Paris : « à peine de prison, puis de pilori, de marquage et de bannissement en cas de récidive » (Sassier, 1990, p. 62). Aristote ne se prononce pas pour le bannissement des pauvres, mais est lui aussi convaincu que la pauvreté est source de vice, « de sédition et de crime » (Politique, II, 6, 13).

On peut voir chez Platon, comme chez Aristote, que le pauvre est coupable, si ce n’est de la pauvreté, du moins de démesure, de corruption et de crime, dans le désir de posséder qui l’obsède. Par conséquent, c’est la structure morale de la cité qui doit être sauvegardée contre les pauvres. La pauvreté est moins directement un problème pour le pauvre lui-même que pour l’intégrité morale de la société à laquelle il appartient.
Le rôle de la cité, dans la pensée de Platon et Aristote, n’est pas de promouvoir le bien-être matériel des citoyens, mais d’améliorer la richesse morale ou le bien commun (au plan moral) de la cité dans son ensemble. À cet égard, la pauvreté n’est pas une question de justice, ni un problème de violation des droits humains. S’il y a un droit qui est bafoué, c’est bien celui de la cité. Et celui qui enfreint la règle de droit est le pauvre.
Comme le dit Philippe Sassier (1990, p. 21) : « Pour Aristote comme pour les penseurs socratiques, on peut être pauvre et ne pas subir pour autant d’injustice […] Le propos de la cité n’est pas la satisfaction des besoins, mais l’honnêteté. Ce qui lui est demandé, c’est de protéger cette honnêteté, et non d’établir une justice qui serait l’égalité. »

Dans la religion chrétienne, le pauvre n’est pas considéré comme un fautif, mais comme celui qui a la préférence de Dieu.
L’Ancien Testament présente Yahvé comme le protecteur des petites gens opprimées contre les riches. On le voit dans ce passage du livre d’Amos (4, 1-3) : « Vous qui exploitez les gens viles, qui maltraitez les pauvres […], le Seigneur a juré par sa toute puissance que le jour viendra où ils montreront leurs crocs et vous feront partir. » Et le Nouveau Testament oppose la béatitude des pauvres à la malédiction des riches. Mais le fond du débat porte sur la question de savoir si cette pauvreté est matérielle ou spirituelle.

Tout porte à croire que le manque de ressources est le signe le plus évident de la pauvreté, comme l’illustre la parabole de Lazare qui fut conduit au paradis après sa mort, alors que son riche homologue fut envoyé en enfer. Les riches sont considérés comme orgueilleux, et il leur est difficile de prétendre au royaume des cieux. Toutefois, l’accent peut aussi être mis sur l’indigence spirituelle, c’est-à-dire le choix de la pauvreté, par opposition à l’indigence subie. La pauvreté n’est pas une garantie de salut pour le pauvre qui ne fait pas preuve d’humilité, ou qui est dévoré par l’envie. Inversement, même s’il est très difficile au riche d’aller au paradis, la grâce de Dieu peut lui être accordée s’il partage avec les pauvres.

Ce n’est pas tant la richesse ou la propriété qui pose problème, mais la question de savoir si l’on peut être riche en gardant tous ses biens pour soi-même alors qu’il y a des pauvres. C’est, en effet, l’état de précarité des pauvres qui permet d’évaluer dans quelle mesure les riches sont plus ou moins proches de l’idéal chrétien.

Pour de nombreux Pères de l’Église, la richesse est considérée comme un don de Dieu, qui est toutefois assorti de la mission ou de l’obligation de le faire fructifier au bénéfice de la communauté dans son ensemble, et des pauvres en particulier. On peut déduire de ces considérations que la pauvreté est intuitivement liée à la question de la justice, comme dans Le Pastoral de Grégoire le Grand où le manquement au devoir d’aider lespauvres est assimilé à un homicide (Christophe, 1985, p. 38-40).

Selon Juan Luis Vives, auteur du XVIe siècle, la pauvreté n’est rien d’autre que le résultat des péchés des riches. Les riches, dit-il, « se vêtent de soie, sont recouverts d’or et de pièces précieuses, sont entourés de serviteurs et mangent apparemment bien tous les jours ». S’ils le voulaient, « ils contribueraient à satisfaire la plus grande partie des besoins avec l’abondance de leurs revenus » (cité par Helenko et Fuentes, 2000, p. 65).

L’idée d’une violation de « droits » apparaît ici clairement. C’est bien la responsabilité des riches qui est en cause, et on peut dès lors en déduire qu’ils violent un certain droit. S’il y a des pauvres, c’est que les riches s’accaparent toutes les ressources, en se servant plus qu’ils ne devraient et en refusant de se plier à un devoir de partage avec les plus démunis.

Toutefois, dans la conception religieuse, la pauvreté devient une question téléologique et eschatologique. La pauvreté n’est donc pas un problème de justice en soi. Au contraire, il s’agit d’une vertu cardinale. Si l’état de pauvreté est vécu comme une souffrance, celle-ci doit être considérée comme faisant partie d’un dessein
providentiel de salut.
Si la cause de cette souffrance est l’oppression qu’exercent les riches sur les pauvres, la justice divine attribuera à tout un chacun ce qu’il mérite.

Dans ce bas monde, Dieu prend soin des indigents en répondant à leurs besoins et en demandant aux riches de partager leurs biens avec les pauvres. Néanmoins, la pauvreté reste, toutes choses égales par ailleurs, un idéal chrétien d’une importance majeure. Plus encore, elle est considérée comme une vertu, au même titre que l’amour de Dieu et l’amour du prochain.

Comme l’explique Gilles Couvreur, « Pour l’homme qui chemine vers Dieu il n’est pas facultatif d’être pauvre, pas plus qu’il n’est facultatif de suivre le Christ ; l’option de la pauvreté n’est pas seulement utile au salut, elle est nécessaire. La pauvreté est indispensable au chrétien, aussi indispensable que peut l’être l’amour de Dieu et du prochain » (Couvreur, 1964, p. 15).

En mettant l’accent sur le devoir d’être pauvre, le christianisme ne donne qu’une importance secondaire à l’idée d’une violation des droits. Le devoir d’être pauvre précède le devoir d’aider les pauvres. C’est pourquoi, comme le fait remarquer très pertinemment Gilles Couvreur : « La doctrine traditionnelle n’ajoutait pas que les pauvres sont titulaires de droits. L’urgence du devoir de secourir est telle que celui qui ne secourt pas est un assassin, et que le détenteur du superflu qui ne partage pas est un brigand. Les formules sont redoutables pour le propriétaire ; elles laissent le pauvre dans une inconfortable situation : il dépend totalement de l’incertaine bonne volonté du riche » (Couvreur, 1964, p. 29). Le commentaire qui suit est plus intéressant encore : « Le riche doit secourir ; le pauvre doit être secouru. Les deux protagonistes du drame de la misère sont en présence : aucune relation juridique n’existe entre eux qui puisse fonder un droit du pauvre […]

Le pauvre doit être secouru ; mais le miséreux, même dans l’extrême nécessité n’est titulaire d’aucun droit » (Couvreur, 1964, p. 30). Le seul droit auquel le pauvre peut prétendre est le droit à la miséricorde divine et à la compassion du riche, ou encore le droit à la charité.

Mais les pauvres doivent d’abord, comme le dit Bossuet, développer des qualités spirituelles de patience, voire de résignation, et toujours garder à l’esprit le sens profondément religieux de leur état. Il est donc très difficile de déduire d’une telle conception de la pauvreté l’idée d’une violation des droits.

La sécularisation du problème de la pauvreté aux XVe et XVIe siècles ne s’est pas traduite par une reconnaissance des droits des plus démunis. On peut même parler d’un certain recul du devoir religieux incombant aux riches d’aider les pauvres, ne serait-ce que pour mériter le salut. Ce qui prédomine désormais, c’est l’idée que les pauvres sont responsables de leur situation, et que la société doit s’en protéger. On doit remarquer qu’avant même ce processus de sécularisation, les lois ecclésiastiques de l’Église primitive comportaient l’idée d’une certaine limitation de la charité vis-à-vis des plus pauvres en obligeant tout un chacun à travailler pour se suffire à lui-même.

Il est dit, dans la Didachè : « Si celui qui arrive est un sans-logis, aidez-le autant que possible ; cependant, il ne restera parmi vous que deux jours maximum, trois si nécessaire, à moins qu’il ne désire s’établir parmi vous en exerçant un métier, qu’il travaille et qu’ainsi il se nourrisse. De telle sorte qu’il n’y ait parmi vous aucun paresseux. » (cité par Helenko et Fuentes, 2000,p. 66).

La même conception de la pauvreté caractérise certaines formes du puritanisme protestant qui considèrent que chacun doit avoir ce que son travail et ses efforts peuvent lui apporter.
L’exaltation du travail et la condamnation de la paresse chez les Quakers et les Mennonites aux États-Unis, et dans d’autres pays, ont fait que la pauvreté soit perçue comme relevant principalement de la responsabilité des pauvres eux-mêmes. Mais c’est au plan politique que la criminalisation des pauvres apparaît plus clairement.

Dans de nombreuses sociétés, on a été amené à considérer la pauvreté comme un « problème » politique, ou, plus précisément, comme une source d’instabilité sociale et de désordre.
Et la principale réponse au problème mise en œuvre dans de nombreuses régions était très proche de ce que Platon recommandait dans la cité idéale : exclure les pauvres ou bien les enfermer pour prémunir la société contre la corruption.

De nombreuses ordonnances étaient prises en Europe, demandant aux pauvres de quitter la cité ou prônant leur incarcération dans des « hôpitaux généraux». En Angleterre, sous le règne d’Henri VIII et d’Élizabeth, les mendiants étaient condamnés à la flagellation et pouvaient même être mis à mort au bout de la troisième récidive. Dans ces sociétés, alors que l’on reconnaissait que la pauvreté allait à l’encontre de la dignité humaine, la solution trouvée n’était, paradoxalement, pas d’éradiquer la pauvreté mais de faire disparaître les pauvres eux-mêmes.

Les pauvres n’étaient pas considérés comme les victimes d’un ordre social injuste et corrompu, mais comme étant eux-mêmes corrompus et responsables du désordre social. Ce sont, en effet, l’ordre social et la dignité des plus favorisés qui pâtissent de la pauvreté.
C’est pourquoi la société doit mettre les pauvres à l’écart.

Dans la philosophie libérale et néolibérale, la pauvreté est considérée comme un problème individuel, qui se anifeste dans des circonstances dont la société ne peut être tenue pour responsable.

Le Prix Nobel d’économie Friedrich von Hayek fait une analyse très pointue de cette perspective dans Droit, législation et liberté (Hayek, 1973, 1976, 1979), où il soutient la thèse d’un ordre social spontané qui ne saurait être le résultat d’une volonté d’organisation. Cet ordre spontané peut engendrer une certaine forme d’harmonie sociale reposant sur la bipolarisation entre les riches et les pauvres. La pauvreté n’est pas un problème de justice, puisque personne n’en est responsable.

La justice peut être attribuée à la conduite humaine mais pas à un ordre spontané. On ne saurait parler de pauvreté en termes de droits ou de violation de droits dans la mesure où ceci présupposerait l’existence d’une entité capable de garantir ces droits. Or il n’existe aucune entité de ce genre.

Le politique est impuissant à établir la justice et le droit du fait de son incapacité à comprendre et contrôler la complexité des mécanismes de transaction qui s’opèrent
dans la société. Toute interférence dans ces mécanismes aboutit à des effets contreproductifs qui prennent la forme d’une violation des libertés ou d’une catastrophe économique. « Plus on donne aux pauvres, moins il en reste pour les pauvres » (Gelbach et Pritchett, 1997). A contrario, la politique du laisser faire est considérée comme plus efficace en termes de productivité, étant donné qu’elle favorise l’initiative privée qui est la seule façon d’accroître la richesse au bénéfice de tous.

S’il reste, malgré tout, des pauvres, c’est que les revenus produits leur permettent
d’exister. La pauvreté n’est donc pas un effet pervers des mécanismes sociaux ; elle est un élément de cette harmonie. L’harmonie signifie alors simplement qu’il ne peut y avoir de riches sans pauvres.
On peut considérer, pour quelque raison que ce soit, cette configuration sociale comme révoltante ou scandaleuse, et regretter qu’il en
soit ainsi, mais aucune personne ou institution ne peuvent pour autant être blâmées
.

Se yon moso nan pati papye sa ke Mr. MBonda te ekri'
La pauvreté comme violation des droits humains : vers un droit à la nonpauvreté
par Ernest-Marie MBONDA
| érès | Revue internationale des sciences sociales
2004/2 - N° 180
ISSN 3034-3037 | ISBN 2-7492-0292-2 | pages 309 à 321
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Message  Invité Dim 15 Nov 2009 - 8:22

L’objet de cette section est de montrer que pour définir la pauvreté comme une violation des droits humains, il faut d’abord examiner les « obstacles épistémologiques » (selon les termes de Bachelard) susceptibles d’entraver notre démarche. ..

Des le depart l'auteur fait fausse route .La definition des droits humains est une consequence de l'evolution humaine et "morale" des societes avancees .La pauvrete a toujours existe .Elle a fait carriere pendant des siecles sans qu'on entendit qu'elle fut une violation des droits humains . Pareille betise n'existait pas au temps des conquetes et de l'unification des territoires politiques . La correlation qu'on essaie d'etablir aujourd'hui entre grandes richesses ,miseres et pauvrete est un phenomene tout a fait recent dans l'histoire de l'humanite .

Nous devons savoir et comprendre ce que nous disons quand nous essayons de faire le pont entre Economie et Moralite ...Quand la "Morale " n'existait pas il n'existait pas de violation .Meme l'esclavage n'etait pas une violation du contrat moral des temps immemoriaux .L'affaire est tellement compliquee que le Christ lui meme eut a dire en cette occasion :
Donnez a Cesar ce qui est a Cesar et a Dieu ce qui est a Dieu .

Les gauchistetes et les anarchhistes , les intellos aigris ,ambitieux et paresseux en mal de boulversement social ( ils n'ont foutre rien et veulent se servir de leur education academique pour creer le desordre a travers de fausses revolutions ideologiques et s'accaparer ainsi des fruits du labeur et du bien d'autrui )veulent toujours blamer LA RELIGION POUR TOUS LES MAUX . C'est si facile d'affirmer cette demi-verite des siecles plus tard apres que la religion eusse sauve hommes,femmes et enfants de la brutalite physique et sociale des dirigeants des societes primitives et guerrieres des epoques precedentes .

Personne ne veut penser que la religion ,dans sa sagesse prophetique, avait trouve un moyen d'arreter et d'empecher l'extermination des masses par les armees des grands Seigneurs de la guerre .Regardez moi l'Afrique sans vraie religion cohesive et les massacres sans nom qui se succedent dans les camps de ceux qui sont incapables de se defendre .

Cela se faisait souvent dans le passe de l'histoire humaine .La chretiennete a forge un contrat avec les nobles dirigeants pour proteger ses ouailles .L'evolution deS civilisations a prouve qu'elle avait raison...au moins dans le monde occidental .Il faut rebattre les cartes et contrecarrer cette tendance de l'aigreur inteletuelle a demoniser la religion qui les donne acces a la parole aujourd'hui comme le duvalierisme a ouvert la voie d'acces a un certain statut social et economique a beaucoup de laisser pour compte,les fameux ingrats de 1986 qui ont sabote les assises de la nouvelle classe moyenne .
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Message  kami Dim 15 Nov 2009 - 11:50

revelation a écrit:Dans la religion chrétienne, le pauvre n’est pas considéré comme un fautif, mais comme celui qui a la préférence de Dieu.
L’Ancien Testament présente Yahvé comme le protecteur des petites gens opprimées contre les riches. On le voit dans ce passage du livre d’Amos (4, 1-3) : « Vous qui exploitez les gens viles, qui maltraitez les pauvres […], le Seigneur a juré par sa toute puissance que le jour viendra où ils montreront leurs crocs et vous feront partir. » Et le Nouveau Testament oppose la béatitude des pauvres à la malédiction des riches. Mais le fond du débat porte sur la question de savoir si cette pauvreté est matérielle ou spirituelle.

[Publié avec la permission d’une amie]

Il faut lire la Bible avec l’ame et non avec l’ego

Parfois, certaines religions participent à la terrible confusion, en présentant Dieu comme celui qui exige, celui qui punit, celui qui interdit, tous ces verbes relèvent de l'ego.

L’amour de Dieu va à notre âme, Dieu est amour, et ses malédictions sont pour notre ego qui est le diable.

Dieu est projeté dans un univers céleste inaccessible, ce qui permet à notre diable d'ego d'installer l'enfer sur terre, en toute impunité. Et l'homme a courbé l'échine, acceptant sans broncher (ou à peine) de vivre les textes sacrés sur un plan extérieur, intellectuel et lointain (comme le faisait le prêtre de St. Jean Bosco).

C'est ainsi que les Juifs ont cru et croient encore qu'ils sont le Peuple Elu, alors que le peuple est le symbole de l'âme, autrement dit, Dieu a élu l'âme humaine (quelle que soit la religion choisie), parce qu'il est notre âme, en nous recommandant de ne pas adorer notre ego (=les autres dieux).

Et l'homme croit depuis toujours que seule sa religion est bonne, que celle du voisin le conduira en enfer, parce que l'ego lit les Ecritures au premier degré. Toutes les civilisations se sont construites sur cette base fausse. Une société qui installe ses lois sur une erreur aussi fondamentale, ne peut pas donner de bons résultats.

La situation individuelle et collective en est le triste résultat, tels que la pauvreté, la maladie, le taudis, la guerre et l’enfer sur terre.


_________________
Comme toi, il n'en est qu'un, deviens donc qui tu es.

"Ceux qui ont le pouvoir de faire le mal et qui savent ne pas le faire sont des Seigneurs" (Shakespeare)

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