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Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné

3 participants

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Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné Empty Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné

Message  piporiko Mer 26 Aoû 2009 - 9:41

Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné

(Article du journal Le Matin)



Par Guichard DORE



Un
candidat à la présidentielle est radié sur la liste électorale, deux
sénateurs sont renvoyés pour avoir en leur possession un passeport
américain, deux Députés sont identifiés comme étrangers et un Ministre
du gouvernement de Madame Duvivier Michel Pierre-Louis aurait été
écarté pour cause de la nationalité étrangère. L’inquisition nationale,
pour reprendre l’expression du professeur Gérard Bissainthe, frappe et
continue inlassablement son travail de purification civique alimentée
par un tribalisme ostracisant dont le repli communautaire apparaît
comme l’une de ses principales caractéristiques.!! Le couteau de la
division du bourreau de l’exclusion continue son travail de séparation.
La lutte mesquine entre les bons et mauvais Haïtiens se poursuit.




On
le voit, la question de la double nationalité, faute d’un leadership
clairvoyant, continue bêtement à diviser les Haïtiens du dedans et ceux
du dehors au détriment de l’intérêt du pays. La question de la double
nationalité est traitée de façon rancunière et
revancharde par certains parlementaires et figures de la scène
médiatique et politique. Ce traitement incongru permet de constater que
des gens sensés sont incapables de saisir toutes les acuités d’une
question d’intérêt national.




Deux courants de pensée

Utilisée
expressément par certaines personnalités pour diviser les fils d’une
même patrie, la question de la double nationalité met en lumière ou
fait réapparaître deux visions de société et deux projets différents.




D’un
côté, il y a un projet qui privilégie la modernité, l’ouverture,
l’inclusion, la participation de tous à la construction de l’édifice
national dans la mesure où l’on peut prouver un lien biologique, social
et culturel avec le pays. Les porteurs de ce projet se prononcent,
incontestablement, pour la double nationalité. Ce sont, pour
l’essentiel, des internationalistes, des intellectuels progressistes,
des sociaux-libéraux, des hommes d’affaire, des gens de sensibilité de
gauche, des professionnels, des agents du changement, des étudiants,
des chômeurs, des paysans, des accidentés et fragilisés de la vie etc.
Ces citoyens voient dans la double nationalité non pas une menace mais
une opportunité. Pour certains d’entre eux, la reconnaissance de la
dimension binationale de la citoyenneté, en Haïti, est un pari sur
l’avenir.




D’un
autre côté, il y a un projet qui repose sur la tradition, la punition,
la fermeture, le conservatisme, la célébration du passé, l’exclusion
et, en filigrane, le nationalisme primaire du 19ème siècle..
Naturellement, les défenseurs de ce projet sont contre la double
nationalité et s’opposent à toute révision constitutionnelle parce que
certains articles de la constitution de 1987 cristallisent au sommet
des intérêts et des avantages qu’ils veulent à tout prix sauvegarder,
quitte à marginaliser une composante importante d’Haïtiens du cœur et
d’esprit. Le courant de la fermeture est constitué, pour l’essentiel,
d’une caste d’intellectuels citadins et hyper médiatiques qui sont
cloîtrés dans leurs idées. La plupart d’entre eux ont une lecture
distancée des contraintes et des problèmes réels du pays. Pour ce
groupe, minoritaire, tout projet de réforme est suspect et constitue
une menace !! A trop vouloir combattre les idées nouvelles, depuis 20
ans, en mettant en avant une conception aberrante et passéiste de la
société, ces adeptes du verrouillage deviennent des partisans
irréductibles du conservatisme. Ils voient, à tort ou à raison, la
diaspora comme un tissu de concurrents redoutables qu’il faut tenir à
distance et considèrent la double nationalité comme une aventure
dangereuse !! Il faut reconnaître, pour certains d’entre eux, que la
double nationalité sera un coup de massue ou un obstacle à leurs
prosélytismes intellectuels.




Absence d’une politique migratoire

Depuis
1960, Haïti est considérée comme un pays d’émigration. Les premières
études réalisées par l’Organisation des Nations Unies (ONU) sur Haïti à
la fin des années 50 avaient préconisé l’émigration comme une des
solutions pouvant aider le pays à réduire certaines poches de
pauvreté.. Les recommandations onusiennes ont été appliquées dans le
désordre. En effet, au cours de la deuxième moitié du 20ème siècle, le pays a connu trois grandes vagues migratoires :


1- la fuite des cerveaux dans les années 60 ;

2- le départ massif des paysans[1] et des prolétaires urbains de la fin de la décennie 70 et du début des années
80 ;


3- le départ des cadres et des familles des classes moyennes de la fin de la décennie 90 à aujourd’hui.



Pour
avoir travaillé sur le sujet, je peux affirmer que les flots
d’émigrants haïtiens sont un phénomène cycle qui se manifeste presque
tous les 10 ans au cours de ces 40 dernières années. En dépit de cette
constante et des départs isolés observés bon an mal an, le pays ne
s’est pas doté d’une politique migratoire digne, des axes stratégiques
de gestion de ses flux migratoires et de ses ressources humaines. A
côté de ces déplacements
[2] massifs et désordonnés, mettant à jour

la faiblesse du pays pour absorber et insérer économiquement les jeunes
qu’il a formés, Haïti a subi un embargo économique dévastateur, connu
des crises politiques multiformes
[3] et des destructions énormes d’emplois[4]
sans compensation. Ces facteurs ne sont pas sans conséquence sur la
contraction des activités économiques, la décapitalisation accélérée de
la paysannerie et la vulnérabilisation de certaines couches populaires
en milieu urbain..
Tenant compte de ces contraintes majeures, allons-nous continuer à financer notre sous-développement[5]
en refusant d’accueillir nos compatriotes qui, pour la plupart, ont été
formés pendant plus de 20 ans avec l’argent des contribuables haïtiens?
Le pays a-t-il intérêt à ne pas admettre la double nationalité à ses
fils du coeur et d’esprit ou à les accepter quand ils veulent apporter
leurs contributions au développement national ? Le pays élargi
(diaspora) détient un stock de capital humain et financier qui peut
aider le pays légal à intégrer l’économie d’imitation qui caractérise
la majeure partie des pays de l’Amérique latine. Allons- nous
privilégier l’approche holistique de la citoyenneté ou l’approche
individualiste de la citoyenneté
[6] ?




Un choix entre la raison et l’irrationnel

La
double nationalité peut être profitable à Haïti si elle est inscrite
dans une stratégie nationale de développement. Beaucoup de pays,
dépourvus de moyens, à travers leurs politiques migratoires, ont
encouragé leurs ressortissants à adopter les nationalités des pays du
nord afin qu’ils puissent faire des études de haut niveau, avoir un
salaire confortable et acquérir des expériences dans des institutions
étrangères de grande importance. De retour dans leurs pays d’origine,
ces gens contribuent significativement au développement socioéconomique
de leurs pays. C’est le cas, par exemple, des Maliens, des Sénégalais,
des Chinois etc.




Certains
pays (Philippines), ayant une croissance économique faible et une
croissance démographique forte, font de la question migratoire une
affaire d’Etat, un instrument de politique commerciale et de passation
de marché. Quant à Israël, par exemple, il utilise le poids économique
des juifs aux Etats-Unis pour infléchir la position du gouvernement
américain en sa faveur. Loin des considérations nationalistes, la
question de la double nationalité s’inscrit dans une logique économique
et dans une option politique et stratégique.




Adopter la double nationalité en Haïti, c’est faire un choix entre la raison et l’irrationnel,entre
le pragmatisme et le folklorisme. La double nationalité, acte politique
joint d’une dimension stratégique, ne pouvant qu’être bénéfique pour
notre pays. Aujourd’hui, 82% des cadres haïtiens expérimentés résident
à l’étranger selon les données fournies par la Banque Mondiale. Les
étudiants d’origine haïtienne, inscrits dans les filières scientifiques
des universités nordiques, sont supérieurs à l’ensemble des étudiants
des universités haïtiennes ayant des programmes de formation dans les
filières scientifiques. Deux tiers de ces étudiants sont en thèse et en
master. 2 étudiants non résidants sur 4 ne retournent pas en Haïti
après leurs études du fait de l’exiguïté du marché du travail, le
rapport est de 3 sur 4 chez les étudiantes. La majorité de ces
étudiants provenaient des meilleurs centres de formation et écoles du
pays. Le parcours d’insertion et d’intégration oblige certains à
adopter une autre nationalité pour pouvoir gagner mieux leurs vies et
aider une partie de la famille restée au pays. Est-il raisonnable de
continuer à punir ces gens au nom d’une tradition juridique, en leur
refusant la possibilité d’avoir une double citoyenneté? Les traditions
sont-elles toujours bonnes ? Les traditions sont-elles toujours
statiques ? Ne sont-elles pas appelées à évoluer ou à changer avec le
temps ? Au-delà des consensus intergénérationnels, n’est-il pas
légitime et logique qu’une nouvelle génération décide de modifier ou
d’abroger certaines règles si ces règles, avec le temps, sont devenues
contre productives et anti-économiques ? L’acceptation de la double
nationalité n’est-elle pas une stratégie salutaire pour un pays
d’émigration d’assurer le retour sur investissement ?

piporiko
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Message  piporiko Mer 26 Aoû 2009 - 9:41





Ne sacrifions pas la première entreprise Haïtienne

La double nationalité[7]
est politiquement et économiquement justifiée pour l’unique PMA de
l’Amérique. La diaspora participe au développement économique du pays,
paie l’éducation des enfants, donne du pouvoir d’achat à une bonne
partie de la population, aide à maintenir la paix dans le pays à
travers les sommes transférées , $1,8 milliard en 2007. Annuellement,
les fonds transférés en Haïti par la diaspora représentent, 4 545 454,5
emplois à temps plein payés au salaire minimum. La diaspora est la
première entreprise haïtienne, ne la sacrifie pas. Halte à
l’anti-économique !!




Imaginer
Haïti sans la contribution financière de la diaspora (fermeture de
certaines écoles, prostitution, délinquance, violence urbaine,
affrontement entre les groupes sociaux etc.). En période de crise
politique, de sanction économique ou d’embargo, les fonds de la
diaspora constituent la seule source sûre du pays en devises
étrangères. Actuellement, les transferts d’argent de la diaspora
représentent plus du tiers du PIB haïtien. L’économie fondée, en
partie, sur le tourisme social et culturel que j’appelle de mes vœux en
vue de créer des milliers d’emplois durables dans le pays, la
participation de la diaspora y sera déterminante. Déjà, 90% des
touristes, visitant Haïti, viennent de la diaspora. Les cadres
expérimentés et de haut niveau de formation, ayant acquis la
nationalité dans les pays développés, peuvent aider le pays à avoir des
gains d’efficacité et des gains de productivité dans les secteurs
vitaux de l’économie.




En
donnant du pouvoir d’achat à une bonne partie de la population (4 545
454,5 emplois), les transferts de fonds de la diaspora agissent sur la
demande et favorisent la relance des activités économiques en période
de stabilité politique, rien que dans les industries du bâtiment et de
l’immobilier. L’argent que possède la diaspora haïtienne dans les
banques étrangères est largement supérieur au PIB national
[8]. Beaucoup de gens de la diaspora demandent à l’Etat haïtien d’instituer une taxe mensuelle de 30 dollars américains baptisée Taxe Diaspora pouralimenter
un fonds destiné à la construction des infrastructures routières et aux
projets d’investissement jugés prioritaires par le gouvernement. En
2007, certaines personnalités de la communauté haïtienne de France ont
proposé au Ministre des finances de faire des prêts au taux
préférentiel au près de la diaspora pour certains projets vitaux
d’intérêt national au lieu de s’adresser aux financeurs internationaux
qui imposent souvent des conditionnalités dissuasives.




La
diaspora est un atout et une opportunité. Vu l’état de l’économie
haïtienne, on ne peut pas continuer à exclure des consommateurs et des
investisseurs potentiels qui sont biologiquement, socialement et
culturellement liés à la communauté nationale en brandissant des articles constitutionnels imbéciles
pour les éloigner des centres d’intérêt du pays. On doit reconnaître
que beaucoup des gens de la diaspora sont aux frontières des progrès
scientifiques et de la réflexion intellectuelle, le pays a besoin de
son réservoir de compétences et d’expertises institutionnellement
validées et internationalement reconnues. La double nationalité,
inscrite dans une stratégie nationale de développement, peut libérer
certaines énergies et inciter les gens à prendre des initiatives
positives surtout avec les possibilités qu’elle offre pour un pays
pauvre comme Haïti. Elle sera juridiquement et économiquement
profitable à l’Etat haïtien et constituera un coup d’accélérateur en
direction des cadres de haut niveau d’origine haïtienne afin qu’ils
puissent venir participer au développement du pays.




Les
étudiants haïtiens paient annuellement 60 millions de dollars
américains pour leurs formations en République Dominicaine. Cette somme
est 5 fois supérieures au budget de l’Université d’Etat
d’Haïti (2005). Pour la plupart d’entre eux, leurs études sont
financées par la diaspora. Avec l’économie de l’immatériel qui est en
passe de devenir la nouvelle économie du siècle, on doit reconnaître
qu’il y a un marché international de la formation qui se construit. Sur
ce point, Haïti constitue un marché pour les universités dominicaines.
Les Dominicains sont-ils plus intelligents que nous ? Nous finançons
les institutions d’enseignement supérieur de la R. Dominicaine alors
que nous délaissons nos plus beaux fleurons. La formation est un
terreau de l’identité, nous devons renverser la tendance consistant à
envoyer nos jeunes en territoire voisin pour se former. Pour cela, il
nous est nécessaire de développer et créer de nouvelles
filières et de nouveaux métiers dans l’enseignement supérieur et
professionnel afin d’accompagner le développement économique et social
du pays. On aura besoin des techniciens et des ingénieurs de haut
niveau de compétence, des scientifiques, des chercheurs qui trouvent,
des universitaires talentueux qui publient dans les revues
scientifiques de notoriété internationale. Dans tout cela, la double
nationalité peut être utile et profitable à Haïti parce qu’elle peut
permettre à nos ressortissants d’acquérir des expériences dans des
institutions étrangères importantes. Déjà, des personnalités de la
diaspora et des artistes, par leurs talents et leurs compétences,
participent au rayonnement du pays à l’étranger en essayant d’améliorer
son image sur la scène internationale. Personnellement, je ne veux pas
que mon pays rate les avantages et les progrès de la technologie. Des
Haïtiens de haut niveau de compétence ayant la double nationalité, avec
les expériences acquises dans les entreprises, les institutions et
centres de recherche réputés, peuvent nous aider à développer les trois
pôles de l’économie de la connaissance : production de la connaissance
(recherche), diffusion de la connaissance (université, enseignement) et
semailles de la connaissance (innovation, application des savoirs et
technologie).




Pour
moi, le pire des choix à faire c’est de ne pas profiter de ces moments
de réflexion et de discussions pour mettre à plat les articles de la
Constitution de 1987 qui méritent d’être modifiés afin de prendre en
compte la nouvelle configuration sociologique du pays réel et du pays
élargi. Beaucoup d’articles de notre Constitution sont inapplicables et
d’autres sont incohérents voire contradictoires.




Les
procédures d’amendement prévues par la loi-mère ne sont pas
raisonnables. Elles constituent un mécanisme pour pérenniser
l’exclusion et le dysfonctionnement institutionnel.. C’est pourquoi,
après discussions et ententes, nous devons modifier immédiatement la
loi-mère en supprimant ou remplaçant les articles inutiles et nuisibles
au progrès du pays. Une Constitution doit indiquer comment fonctionnent
et répartissent les pouvoirs de l’Etat. Elle n’a pas vocation à
prescrire un modèle de développement ou un programme de gouvernement.
Or, le texte de 1987 est un programme de gouvernement. Donc, il est
urgent de le modifier.. Renvoyer systématiquement les réformes
institutionnelles pour demain sous prétexte qu’il y a des urgences à
gérer, c’est enterrer les marches stratégiques indispensables à la
bonne marche des institutions républicaines.




Au-delà des palabres, jetons les bases institutionnelles de la nouvelle république.




















[1]
DORE Guichard (1999). Migration des Enseignants et Echec Scolaire à
Liancourt (1986-1996), Mémoire de licence en sociologie, Faculté
d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti, Port-au-Prince





[2] DORE Guichard (1996). « La question haïtienne en République Dominicaine », Dans le Nouvelliste. Port-au-Prince


[3]
DORE Guichard (2002). Problèmes Socioéconomiques et Démocratie en
Haïti, Mémoire de Maîtrise en Sciences du Développement, Faculté
d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti, Port-au-Prince.



[4] Commission Economique pour l’Amérique Latine et les Caraïbes (CEPAL). (2005). Emploi et Pauvreté en Milieu Urbain en Haïti.


[5] DORE G. et Salomon P., Financement du Sous- développement, in EDUCATEXTE, Port au- Prince, mars 2002.


[6] DORE Guichard (14 Sept. 1999). « Dimension Anthropologique de la citoyenneté » dans Le Nouvelliste, Port-au-Prince, pp. 14-15.


[7] Voir les idées développées par Gary Guiteau sur le Forum de discussions Haitianpolitics .


[8] Déclaration faite par Jean Wilner-Nanquier à l’occasion du colloque « Comprendre la dynamique du changement dans les pays du Sud » tenu à Paris du 15-17 mai 2005.

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Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné Empty Re: Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné

Message  Invité Mer 26 Aoû 2009 - 16:32

[size=12]Ma position s'est durcie a travers les ans a cause de la mauvaise fois des autochtones qui visent à garder le pays haïtien et ses habitants en otage .Ma patience est a bout .Je ne veux plus jouer ce faux jeu Dee dialogue. C'est deja une forme d'esclavage et d’exploitation moderne de la pensée a laquelle on nous exige à nous soumettre. C’est nous qui prenons les rues pour exiger le respect du pays quand la risée et le mépris international le désignent comme cible .Nous ne pouvons continuer à faire ce travail ingrat dont la récompense est notre exclusion de la vie nationale.
[[size=18]b]Dans cette meme veine , toute tentative a refuser la double nationalité a ces pionniers d’Haiti qui ont essuyé les humiliations en terre étrangère pour venir au secours de leur famille , sauvegarder l’unité familiale et travailler au raffermissent des liens qui maintiennent la cohesion spirituelle du patriotisme au pays , est une trahison du chartre fondamental de notre indépendance .Tout haïtien qui retourne au pays doit jouir de ses droits civils et politiques ,quelque soit la source de sa naturalisation forcée par les événements politiques et les décisions de la terreur economique du pays .Ce sont les politiciens du pays qui sont responsables de toutes ces dérives qui s'attachent a notre citoyennete et ils doivent maintenant en assumer la responsabilite .

Il ne revient plus a la diaspora de chercher a légitimer son haitiennete auprès de ceux qui ont occasionne la perte citoyenne a de nombreux haïtiens de souche .Cette tache revient a nos politiciens de toutes générations et de toutes les croyances politiques qui ont mis en place un système d'exploitation economique et politique qui ont contribue a la prostitution de la citoyennete haïtienne .Si la voix de la Diaspora ne peut etre entendue dans les affaires du pays alors nous devons sincèrement penser a investir ailleurs notre amour du pays ,notre argent et notre temps.
Nous voulons notre légitimité haïtienne .Point barre .En ce qui me concerne ,c'est à prendre ou a laisser .Ils font semblant de ne pas avoir besoin de nous .Nous pouvons continuer à vivre sans ces exercices d'affrontement inutiles qui se terminent toujours par de fausses promesses.

To be or not to be .That is the question.
Il est temps que la diaspora se tienne bien droit sur ses deux pieds pour dire Merde !à la trahison et au chantage. S’ils n’ont pas besoin de nous, bordel, disons non tout cours à ce dialogue du chantage intellectuel et émotionnel de tous nos sentiments .Non .Non. Non. Enough is enough.C'est maintenant ou jamais .</STRONG>


Dernière édition par deza le Mer 26 Aoû 2009 - 18:31, édité 2 fois

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Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné Empty Re: Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné

Message  dilibon Mer 26 Aoû 2009 - 17:49

Puisque la politique haitienne ne m'interesse pas. Puisque je peux fonctioner normalement sans intention de briquer des postes politiques, les haitiens peuvent garder les bons citoyens haitiens de sang pur comme Aristide et Preval autant qu'ils veulent et a nous presenter leur grand bol bleu apre chaque desastre naturel ou "civique"!

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Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné Empty Re: Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné

Message  Invité Jeu 27 Aoû 2009 - 7:25

Honnement, je ne vois pas pourquoi notre diaspora veut placer la priorité sur ce dossier.

Nous devrons plutot utiliser notre énergie pour lancer un bon programme d'alphabétisation, un système pour scolariser tous nos enfants en age d'aller à l'école, puis rebatir une nouvelle université capable de servir les besoins du pays.

Mwen pa foutu konprann poukisa yon dal nèg fo nan diaspora a pa ka wè yon bagay si fasil.

Mezanmi, nou tout pa ka prezidan, minis ak depite!

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Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné Empty Re: Double nationalité : l’heure de l’intérêt national a sonné

Message  Amoph Jeu 27 Aoû 2009 - 13:17

Colo,

Mwen dakor a 100% ak fason Deza trete sujè sa a.

Nou dwe rekonstwi Ayiti "sur des bases solides". Apor diaspora a endispansabl.

Konstitusyon 1987 la, nou te dwe randr li, KADUK, depwi lontan pou peyi a te ka gouverne korèktman.

Mwen anvi ajoute :

Diaspora a pa fout dwe Ayiti "un rond" !!!

Dayeur, se pou nou komanse fè bwi, pou mete pèupl la o kouran de malversasyon sa yo, le fèt ke otorite ayisyè'n yo, vle tenu diaspora a, a lekar pouvwa a, pou yap byen mennen o detriman populasyon an.

Se yon peyi ke vakabon yo pran kareman an otaj ...




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